Mondial u17: Team USA dynamite logiquement le Canada

Victoire logique des USA, et Jabari Parker impressionne sur une courte période de jeu.

Sans faire de prisonniers, Team USA a fait exploser le Canada en 2e mi-temps, infligeant à son voisin un sympathique 67-29. Forcément, tout est plus compliqué dans ces cas là. Le coach de la sélection US a pourtant largement ouvert son banc, utilisant 11 de ses joueurs au moins 11 minutes, le 12e étant blessé (Dakari Johnson).

Les alternances défensives américaines ont mis en pièce la formation canadienne, souvent réduite à l’état de sparring partner. En perdant 22 ballons, et en ne tirant qu’à 34%, les joueurs de David DeAveiro n’ont pas eu à espérer bien longtemps, ou à croire au miracle.

 

Les chiffres:

26-15 (1er QT), 46-30 (MT), 78-43 (3e), 113-59 (fin)

Les stats:

USA: T. Jones (19 min, 22 pts, 3 rbds, 6 pds), J. Berry (20 min, 15 pts, 3 rbds, 3 pds), J. Winslow (24 min, 17 pts, 13 rbds), J. Parker (11 min, 10 pts, 8 rbds)

Canada: J. Jackson (22 min, 17 pts, 4 int, 5 rbds), T. Bellot-Green (24 min, 12 pts, 4 rbds)

 

Le focus de Guillaume Quintard sur Jabari Parker:

« Un homme dans le match.

Bon alors voilà: on voulait ne pas faire comme tout le monde et vous parler d’un joueur à voir, mais peut-être un moins connu. Et bien en fait, non. Comme beaucoup d’autre, nous allons vous parler de Jabari Parker.

Fils d’un NBAer des années 70, ce jeune homme de 205cm pour pour 105kg au moins, s’est ébroué devant nos yeux déjà marqués par Jahlil Okafor ou Justice Winslow.

En 11 minutes de jeu, il a pris 8 rebonds et scoré 10 points, volé une balle et mis un contre. Il a dirigé la défense des US, mis des stops, couvert les aides et assuré les rotations aussi bien sur les petits que sur les grands.

Le jeune homme a une petite douleur vers le tendon d’Achille, et son équipe gagne pour le moment tout assez facilement. Par conséquent, il n’est pas indispensable de lui demander plus. Et nous ne sommes pas tout à fait sûr qu’il soit à fond. 

Oui mais voilà: Là, y a joueur!

En premiere mi-temps: un post-up, un rebond offensif, shoot mid range, un peu de tout quoi, mais plutôt en imposant son gabarit. En deuxième, son adversaire direct à eu l’outrecuidance d’aller aider. Posté dans le corner, à trois points, Parker attend la balle qui lui arrive, dans le timing, la gestuelle est déjà amorcée, le défenseur ne peut que tenter de se jeter dans les appuis. La balle est en l’air, Parker sourit et rentre en défense… 

Drive de l’opposé, il feinte l’aide et reprend son joueur. Le porteur de balle est en l’air il doit passer la balle… Parker intercepte et sort la balle sur Frankamp qui envoie Winslow au dunk..

Possession suivante, pick the picker, Parker court comme un ailier, prend le curl et envoie à 3 pts a nouveau: bingo! il a shooté vite, haut, en rythme, son défenseur doit être à 2 mètres mais il fait l’effort quand même. Ca semble si naturel. 

Le temps de provoquer une nouvelle bonne défense et le changement est demandé. 11 minutes, 10 points dont 2/2 à 3pts, un peu toute la gamme, très bien en défense, du basket plein les mains, et en plus il s’éclate, comme un gamin de 17 ans. 

On est sûrement un peu comme tout le monde, mais là, quand même, si les petits cochons ne le mange pas, oui, il y a joueur! »

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Un peu de LNB, un peu d'Euroleague, beaucoup de bonheur...

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