Nanterre au pays des regrets

Malgré la victoire du CSKA Moscou à Belgrade, Nanterre a vu le Top 16 lui passer sous le nez après sa défaite face au Fenerbahçe.

Trent Meacham

Pour beaucoup d’observateurs, le Real Madrid et Fenerbahce sont les deux équipes les plus impressionnantes à l’heure actuelle sur la scène européenne. Jouer sa qualification au Top 16 pour Nanterre face à l’équipe turque relevait donc d’un sacré défi. Et dès le début de la rencontre la JSF a pu le constater : le Fener c’est du solide. Impressionnant techniquement, les joueurs De coach Obradovic ont déroulé un basket très fluide et enquillé les shoots avec le duo Linas Kleiza puis ensuite Bojan Bogdanovic.  Nanterre a eu beau tenter de s’imposer en défense, rien à faire. Quand Fenerbahce déroule avec autant d’application, il est très difficile de les contenir. Pour autant, la JSF a toujours su rester à distance avec notamment un David Lighty appliqué et qui n’a pas hésité à aller provoquer la défense adverse (41-51 à la mi-temps).

A la reprise, même topo : grosse adresse du Fenerbahce et rotations solides. Pour Nanterre, si Trent Meacham a planté quelques gros shoots, la dynamique positive n’a pas été déclenchée pour autant, tant les Turcs ont été présents des deux côtés du terrain avec toutefois une défense un peu plus laborieuse notamment dans la raquette. Mais progressivement le Fener a moins rentré, sans pour autant que Nanterre en profite suffisamment pour refaire son retard n’étant pas aidé par sa maladresse au niveau de la finition. Malgré de la bonne volonté dans le money-time et un panier au buzzer du jeune Miguel Cardoso, le Fener était une marché bien trop haute à franchir pour les Locaux.

Si la JSF Nanterre ne verra pas le Top 16, elle n’a rien à rougir de sa défaite face à un Fenerbahce  trop fort, la défaite à Kiev ayant été davantage pénalisante

Score final : 76 – 95.

Credit : Claire Macel

Comments

Commentaires (9)

  1. Damelodraman

    On pourrait lancer un débat sur les échecs répétés des clubs français en EL et le fait qu'on ait jamais deux fois de suite le même club?

    Au final, la France est le seul pays a envoyer chaque année une équipe différente. Et qu'on ne vienne pas dire qu'un club qui va en EL avec 5 ans d'écart a cette expérience.

  2. mimil

    Le Fener n'est absolument pas du niveau de l'Oly ou du Real ni même de Barcelone. Le jeu intérieur du Fener à côté de celui de ces équipes c'est de la rigolade. Zoric Vidmar ça fait pitié et je pense qu'ils n'iront pas au F4 même si c'est une grosse équipe

  3. mimil

    Mouais y a quand même un beau gâchis quand sur les 2 derniers matchs Nanterre prend 97 et 95 pts ; et ne me dites pas que le jeu offensif de Kiev aussi était trop fluide.

  4. steph

    Pour qu'un club francais reussisse en Euroleague, il faudrait d'abord qu'il puisse compter sur une ossature de joueurs francais solides, tels que les champions du DNP qui se morfondent ou cherchent encore un spot en NBA, n'y perceront jamais, et gachent leurs meilleures annees (De Colo, Beaubois, Petro, Mahinmi, Fournier, Seraphin, etc.,) ou de bons A' (Jackson, Westermann, Moerman, etc.). C'est sur qu'il faudrait un budget important, mais le challenge sportif serait pour eux plus interessant que le cirage de banc en NBA.

  5. Will

    Avec le groupe que Nanterre avait cette année, même le Pau de 2007 ne serait pas passé. Les regrets doivent être pour Strasbourg qui avait le groupe le plus mauvais de l’euroleague. Nanterre est passé très porches et c’est déjà extraordinaire. Ils m’ont fait vibrer alors: Merci Nanterre.

  6. John

    Surtout un joueur comme Gladyr est indispensable, c’est la vraie menace à 3 points qui a tant manqué à la JSF sur ces derniers matchs.

    Il faudrait aussi se rendre compte que des pivots petits face aux Krstic, Zoric, Tomic, Lavrinovic bah c’est tout de suite plus dur à défendre. On l’a bien vu avec Lavrinovic la semaine avec ses 44 d’eval, il savait tout faire: tirs à 3 points, bonne utilisation du PnR…