Nicolas Batum : « On sait comment avancer »

Nicolas Batum revient sur le dernier Euro et affiche ses ambitions futures.

Présent au Tournoi d’Alfortville, Nicolas Batum a pu mesurer sa popularité après l’excellent parcours des Bleus à l’Euro. Toujours aussi ambitieux, l’international, que l’on verra bientôt sur les parquets de Pro A avec le SLUC, pense déjà aux JO où les Bleus viseront, au minimum, le dernier carré.

BasketSession : On a l’impression qu’au-delà de la médaille c’est vraiment un groupe qui est né ?
Nicolas Batum : C’est clair. Ces dernières années, on n’avait pas toujours le même groupe en équipe de France. Là je pense que le groupe qu’on avait à l’Euro sera reconduit à Londres.

BasketSession : Maintenant te considères-tu comme un cadre dans cette équipe ?
NB : Je pense que j’ai passé un gros gros pallier cette année. J’ai été beaucoup plus régulier, beaucoup plus constant, surtout sur les fins de matchs. J’ai vraiment passé un cap pour faire partie des cadres de cette équipe-là.

BasketSession : Au niveau de la finale qu’est-ce-qui a manqué aux Bleus selon toi ?
NB : Il nous manque un peu d’expérience. Ça n’était que notre première finale. Pour tous les joueurs, c’était quasiment la première finale au niveau international. Eux ça devait être la cinquième ou la sixième pour certains. Il y a déjà ça. Après physiquement, on a beaucoup utilisé certains joueurs au premier tour et l’Espagne, elle, a cette profondeur de banc, que des mecs qui jouent en Euroligue et cette expérience que nous on n’avait pas. Mais c’est bien qu’on ait connu ça car maintenant on sait quoi faire. On sait comment avancer donc c’était une défaite plutôt positive qui va nous aider à grandir et construire pour plus tard.

BasketSession : Qu’est-ce-qui pourrait manquer encore au niveau du jeu ? Peut-être au niveau de la réussite au tir ?
NB : Sur le tir, on a été plutôt pas mal. On a fait partie des équipes les plus adroites du championnat. Contre l’Espagne, on devait être à 40% à peu près donc c’est plutôt pas mal. Mais après quand tu as Gasol en face qui trouve le cercle à plus de trois mètres, c’est plus de la réussite c’est de la chance.

BasketSession : C’est peut-être ça qui a changé aussi pendant l’Euro, l’Equipe de France n’est plus vue seulement comme une équipe athlétique…
NB : Ouais c’est clair. Avec des mecs comme Mike qui avait un gros pourcentage, Nando aussi, moi j’étais assez régulier sur la fin, on a des mecs qui peuvent en mettre à l’extérieur et plus seulement à l’intérieur.

BasketSession : Avec cet Euro, le groupe va être plus ambitieux pour les JO ?
NB : Ah c’est clair. Maintenant l’objectif qu’on aura ça sera au moins d’atteindre le dernier carré.

BasketSession : Et au niveau du basket français, est-ce-que tu penses que cette médaille va lui permettre d’avancer ?
NB : C’est aussi l’idée qu’on avait en tête. Ce que je disais souvent c’est que ce qui manquait c’est une performance en équipe nationale. Les Filles, elles, cartonnent depuis plusieurs années et les Garçons eux avaient du mal à décoller. Et là on voit depuis qu’on est rentré que ça commence à bouger. On a entendu des hommes politiques dire « nous on n’a pas regardé DSK, on a regardé la finale de l’Euro de basket parce que c’était ce qu’il y a de mieux à voir ». On voit l’émergence qu’on a et l’intérêt qu’on suscite au niveau des gens.

BasketSession : C’est vrai qu’il y a un gros potentiel au niveau de l’équipe alors elle a perçu ce soutien ?
NB : C’est génial ! On ne pensait pas qu’on allait avoir autant de soutien. On a vu les messages de soutien qu’on a eu avant la finale de différents sportifs, des personnalités, voir même d’amis et proches. Ça fait plaisir et ça donne du courage parce qu’on se dit qu’on n’a pas fait tout ça pour rien. On se disait que les gens s’en foutaient du basket mais en fait non.

BasketSession : En plus les JO sont à Londres donc ça va permettre un soutien plus important
NB : On n’est pas très loin c’est vrai donc il y a juste la Manche à traverser. C’est dommage que ça ne soit pas à Paris, ça aurait été encore mieux.

BasketSession : Quant au buzz créé il va continuer avec toi qui ne va pas tarder à reprendre avec Nancy
NB : C’est clair. Et si Boris revient aussi à Bordeaux, Tony qui irait à l’ASVEL, moi qui va à Nancy, ça va permettre de travailler dans la continuité du truc. Il faut surfer sur cette vague-là pour faire encore plus connaitre le basket en France.

BasketSession : Ton programme avec Nancy va se passer comment pour les prochains jours ?
NB : Là ils m’ont laissé une semaine mais dès lundi matin je reprends avec eux. Je devrais débuter le 2 octobre pour le Trophée des Champions face à Chalon.

BasketSession : Cette année tu pourrais aussi croiser Kevin en Euroligue. Il parait que tu ne veux pas le retrouver sur ta route…
NB : Je l’ai prévenu, surtout je lui ai dit « je ne veux pas te voir parce que ça serait dommage pour toi ». C’est différent. Je lui ai dit de s’écarter parce que si je dois lui dunker dessus je le ferrais.

BasketSession : Le perdant risque de se faire charrier ?
NB : Ah ça après on verra. C’est vrai que ça sera un match particulier toujours entre deux franco-français.

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