ITW Nicolas Batum : « Tu vis pour ces moments-là »

Avec sa défense exceptionnelle sur Goran Dragic (10 pts seulement…), Nicolas Batum a été l’un des facteurs X de la victoire des Bleus en quart de finale. L’ailier français nous a accordé quelques minutes.

batum-shoot-ukraineBasketActu : On a vu un autre visage de l’équipe de France. A quel moment le déclic s’est enclenché ?
Nicolas Batum : Le match de la Serbie, le lendemain de l’entraînement, on a senti un truc, ça se voyait. Le discours de Vincent, l’attitude des joueurs, l’entraînement de ce matin, ça n’était pas pareil. Je pense que tout le monde avait enfin compris que les matches qu’on jouait avant… Demain c’est match de classement à 14h30 et t’as vraiment pas envie de jouer ces matchs-là. C‘était une belle performance ce soir. On était dedans, en attaque, en défense. Tout le monde a fait son job. Je salue deux trois prestations. Petro m’a fait vraiment plaisir ce soir. Le banc était réveillé.

BasketActu : C’est vrai que dans l’attitude du banc, on a vite senti quelque chose de différent.
N.B. : Voilà, même les joueurs qui ne jouaient pas étaient à fond dedans. Charles n’a pas arrêté de me parler, c’était limite le 4ème coach sur le banc à me crier dessus. C’est bien, c’est une belle victoire d’équipe.

BasketActu : Un mot sur ta défense assez exceptionnelle sur Dragic ?
N.B. : C’est lui qui lance l’équipe. On a regardé les matches, contre la Grèce, il met les 11 premiers points. Il lance la machine et après ils suivent tous. C’est lui qui lance le truc. Fallait vraiment le calmer d’entrée, qu’il ne lance rien du tout. Il a mis 4 pts en première mi-temps. Bon après il est très très fort. Il a mis ses points, il a provoqué des fautes. Il met des gros tirs à la fin mais bon j’ai quand même essayé de le contenir et TP l’a fait défendre.

BasketActu : Boris a également fait un gros match.
N.B. : Boris on savait qu’il avait un match-up intéressant avec Nachbar, c’était l’une des clés du match. Nachbar était assez important pour eux en plus de Dragic. Et il a été très bien, il a été Captain Babac, il a été le leader qu’on connaît tous.

BasketActu : A la fin du match, tout le monde savait que Tony aurait les dernières balles et pourtant c’est toute l’équipe qui a été décisive.
N.B. : Tout le monde a touché le ballon, on les faisait bouger. Non c’était une belle victoire mais y’a pas d’euphorie. Y’a pas de médaille, y’a pas de finale, on n’a encore rien gagné. Il reste deux matches à jouer, il reste 80 minutes.

BasketActu : Un moment dans le match, Alexis Ajinça prend un rebond, pose un dribble et monte au cercle. Tu as été le voir juste après cette action. Tu lui as dit quoi ?
N.B. : Monte ! Monte direct ! Tu fais 2m15, t’as des bras qui font 3m de long, t’as pas besoin de dribbler, monte direct. Non mais c’est bien ce qu’il a fait. Il s’est encore bien battu, il a contré la raquette, il grandit. Mais ce n’est pas fini. Il reste nos meilleurs amis.

BasketActu : L’Espagne donc.
N.B. : On joue pour ces trucs-là. Tu vis pour ces moments-là. Le match de ce soir, c’est un bonheur de jouer dans cette ambiance et de gagner ce genre de match. Un quart de finale contre une équipe à domicile. Jouer l’Espagne à ce stade, c’est ce qu’on voulait. 2011, 2012. Deux fois de suite quoi. Même avec 2009 quoi. On ne dit jamais deux sans trois, c’est fait. On ne dit pas trois sans quatre. Ça ne se dit pas ça. Donc on va tout faire pour finalement les battre.

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