L’Olympiacos réalise le back-to-back en remportant l’Euroleague, Spanoulis MVP

Les joueurs de l’Olympiacos ont largement dominé leur sujet et maîtrisé le Real Madrid pour remporter l’Euroleague. Vassilis Spanoulis a été désigné MVP.

Olympiacos-Final-FourOLYM-PIACOS ! OLYM-PIACOS ! Les fans hellènes présents dans l’O2 Arena peuvent exploser, leur club fétiche l’a encore fait. Mené de 17 unités à la fin du premier quart-temps, soit un point de plus que son déficit de l’an passé, l’Olympiacos est monté en pression, à l’image de son leader, Vassilis Spanoulis, pour aller doucher les espoirs du Real Madrid.

Aphone à la pause, V-Span a pris les destinées des siens sur ses larges épaules et a fait vasciller tout Madrid en rentrant trois tirs primés dès son retour des vestiaires (22 pts, 6 rbds, 2 pds). Désormais diabolique d’adresse, surfant entre les screens pour aller provoquer les fautes ou ressortir la gonfle pour ses partenaires, le Grec a amplement justifié son statut de meilleur joueur de l’Euroleague 2012-13.

Décalé à l’arrière, Acie Law a lui aussi sorti un très gros match (20 pts). Agressif dans l’attaque du cercle, l’Américain a fait le métier dans le second quart-temps, permettant ainsi à l’Olympiacos d’amorcer son retour, avant de remettre le couvert dans la dernière ligne droite.

Reste que, comme à son habitude, la Big Red Machine a surtout construit sa victoire en défense. Toujours plus intense, Kyle Hines a étalé ses très longs segments (12 pts, 20 d’éval) pour mettre la misère à Felipe Reyes, pendant que la Greek Connection (PrintezisPerperoglouSloukasPapanikolaou) sortait la boite à gifles sur des arrières espagnols trop intimidés.

Excellent en tout début de partie, Sergio Llull s’est progressivement effacé (14 pts), laissant à Sergio Chacho Rodriguez et surtout Rudy Fernandez (21 pts) le soin de tenir la baraque. Le défi physique perdu, en dépit des bons passages de Dontaye Draper et Marcus Slaughter, le Real s’est peu à peu laissé décrocher, abandonnant ses doux rêves de titre continental.

Le back-to-back acquis, l’Olympiacos est désormais face à l’un de ses plus gros défis : conserver ses deux cadres en fin de contrat, à savoir Spanoulis et Hines, afin de réaliser le three-peat.

Score final : 100 – 88.

OLYMPIACOS PIRAEUS
# Player Min Pts 2FG

M-A
3FG

M-A
FT

M-A
Rebounds As St To Bl Fouls PIR
O D T Fv Ag Cm Rv
4 HINES, KYLE 25:41 12 4/4 4/5 1 4 5 3 2 3 4 4 20
5 LAW, ACIE 33:55 20 3/4 1/2 11/13 1 4 5 5 1 2 8 31
6 ANTIC, PERO 24:59 10 3/5 1/4 1/2 6 6 2 1 3 2 10
7 SPANOULIS, VASSILIS 32:03 22 0/3 5/9 7/10 2 2 4 4 2 4 5 13
8 PERPEROGLOU, STRATOS 12:33 10 2/2 2/5 1 1 2 1 4 2 7
9 SHERMADINI, GIORGI 6:22 3 1/1 1/1 1 1 2 1 2 1 4
10 SLOUKAS, KOSTAS 15:46 11 2/3 0/1 7/7 1 1 4 4 9
12 POWELL, JOSH 6:09 2 1/1 1 1 1 1 3
13 GECEVICIUS, MARTYNAS DNP
15 PRINTEZIS, GEORGIOS 16:49 5 2/3 0/1 1/2 1 2 3 1 1 1 3 1 2
16 PAPANIKOLAOU, KOSTAS 21:28 5 2/4 0/2 1/2 3 3 1 1 1 2 2 4
19 KATSIVELIS, DIMITRIOS 4:15 1 1
Team 1 2 3 3
TOTALS 200:00 100 20/30 9/24 33/42 6 24 30 19 4 12 3 5 28 30 107
66.7% 37.5% 78.6%
Min: Minutes played; Pts: Points; 2FG M-A: 2-point Field Goals (Made-Attempted); 3FG M-A: 3-point Field Goals (Made-Attempted); FT M-A: Free Throws (Made-Attempted); Rebounds: O (Offensive), D (Defensive), T (Total); As: Assists; St: Steals; To: Turnovers; Bl: Blocks (Fv: In Favor / Ag: Against); Fouls: Cm (Commited), Rv (Received); PIR: Performance Index Rating
Head coach: LASO, PABLO
REAL MADRID
# Player Min Pts 2FG

M-A
3FG

M-A
FT

M-A
Rebounds As St To Bl Fouls PIR
O D T Fv Ag Cm Rv
4 DRAPER, DONTAYE 5:17 0/2 3 -5
5 FERNANDEZ, RUDY 30:34 21 2/7 3/6 8/10 2 1 3 3 2 1 1 2 5 8 20
8 SUAREZ, CARLOS 20:41 5 1/2 0/1 3/4 2 2 4 1 1 2 8
9 REYES, FELIPE 21:27 4 1/2 2/6 3 3 6 1 4 5 7
12 MIROTIC, NIKOLA 22:07 7 2/4 1/2 3 3 2 1 1 4 1
13 RODRIGUEZ, SERGIO 17:42 17 3/5 0/1 11/12 1 2 3 4 1 4 1 6 22
15 HETTSHEIMEIR, RAFAEL DNP
16 BEGIC, MIRZA 10:47 6 3/3 1 3 3 5
20 CARROLL, JAYCEE 16:25 5 0/1 1/3 2/2 2 2 1 3 1 1
23 LLULL, SERGIO 31:30 14 1/4 4/8 3 3 4 2 4 1 9
44 SLAUGHTER, MARCUS 23:30 9 4/4 1/2 3 3 1 5 2 9
Team 1 3 4 1 3
TOTALS 200:00 88 17/32 9/23 27/36 9 22 31 12 5 12 5 3 33 25 80
53.1% 39.1% 75%
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Comments
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Commentaires (16)

  1. dim

    il est ou Georges Eddy qui ne jurait que par le real et le CSKA toute l'année maintenant???

  2. Burt Cassander

    SPANOULIS !!!!
    Super match des Reds, amplement mérité. C'est marrant, même avec 17 pts de retard après le 1er quart temps tu te doutes qu'ils vont revenir dans le match. Mais pas aussi rapidement, quelle maîtrise et quelle cagade des madrilènes!
    Par contre j'ai pas compris pourquoi Begic n'a pas plus joué après avoir complètement dominé le début de match. Ok il avait des fautes mais en fin de match fallait le faire rentrer. Grosse erreur de coaching je trouve.

    Et Fernandez, quel plaisir de voir cette petite catin péter un plomb en fin de match et se liquéfier comme ça.

  3. Bodiroga04

    Finale magnifique! L'Olympiakos nous a refait une remonté incroyable comme l'année dernière.
    Par contre je ne comprend pas pourquoi du côté du Real on a décidé de faire sortir Begic alors qu'il contrôlait complètement la raquette dans le 1er quart avec 4 ou 5 contres au compteur. Le peu de ballons qu'a reçu Mirotic est aussi un mystère…

  4. nico

    Très belle finale.
    La greek connection elle a fait un peu plus que sortir la boite à baffe quand meme. Parce que Perperoglou il les maintient pas mal à flot en 1ere mi temps, et printezis est vraiment bien complet.
    Par contre le réal vraiment limité. Tant que tout rentrait à 3pts ça allait, après pas vraiment d'autres solutions fiables

  5. JeromeKersey

    "Bon passage de Dontaye Draper" euuuh ?? Je l'ai trouvé à la rue, il rate deux shoots grands ouverts à 3pts qui auraient pu faire du bien, prend 3 fautes parce qu'il est en retard en défense et son équipe prend l'eau. J'ai pas compris que Laso le sorte du banc à ce moment là

  6. EdouardBalladur

    ça faisait longtemps que des Grecs ne l'avaient pas emporté sur des Espagnols ! (Finale du mondial 2006, demi-finale du championnat d'Europe 2009, toutes deux remportées par l'Espagne). Une belle revanche sur un jeu ibérique parfois un peu trop pleurnichard.

  7. Damelo

    Oly avait sorti le Barca l'an dernier, non?

    Sinon… Bien, comme souvent sur ces matches secs, celui qui commence en feu se plante ensuite face a un adversaire qui sait augmenter son intensite.

    Le Real n'a pas su se mettre au diapason.