Orléans et l’Amiral font chavirer le PL

Au bout du suspence, l’OLB décroche une victoire longtemps indécise sur le PL(70-68).

Entre Orléans et le PL, c’est plus qu’un match, un combat. Poussé par les supporters, Maleye N’Doye plante rapidement un tir primé. Mais de part et d’autre, on assiste à un début de rencontre rythmé avec une adresse au rendez-vous. Duel dans le match : Lamont Hamilton vs Amara Sy qui prennent touts les deux le leadership offensif de leur équipe. Mais avec un petit relâchement en défense accompagné d’un manque de réussite, le PL laisse son adversaire creuser l’écart dès la 5e min (12-6). A contrario de son début de match, Hamilton commencer à forcer ses tirs comme s’il voulait prendre à lui seul toute la responsabilité de l’animation offensive. Mais en face ça bombarde à trois points, à l’extérieur, dans la raquette…  L’esprit guerrier n’anime pas suffisament le PL dans ce premier quart malgré un apport correct de Giovan Oniangue et Jonathan Aka en fin de période (6 pts à deux; 30-20).

 

A la reprise, l’OLB a toujours autant de facilité à faire circuler la balle. Et lorsqu’ils se créent de bonnes positions de tir, ça ne rentre pas. Gêné par le pressing orléanais, le PL a du mal à approcher le cercle et se voit contraint de tirer à l' »arrache ». Et comme s’il ne fallait pas en rajouter, les Franciliens laissent trop de fautes « évitables » en route ce qui permet à Orléans d’engranger aux lancers-francs. Sans la percussion de Lamont Hamilton et Jawad Williams, qui n’hésitent pas à aller au combat dans la peinture, le PL serait bien à la peine. C’est d’ailleurs à la mène que se situe le plus gros problème avec des meneurs déficients dans l’animation offensive. A la fête,  l’OLB peut donc facilement intégrer Ousmane Barro rapidement scoreur. Si le score ne reflète pas totalement l’écart de niveau, le PL devra montrer un autre visage au retour des vestiaires pour espérer changer la donne (43-32).

 

Plus agressif dans le marquage, plus opportuniste dans la récupération du ballon, le PL inflige un 5-0 d’entrée à l’OLB, ce qui cueille à froid le public orléanais. De plus, les hommes de Philippe Hervé loupent de plus en plus de paniers faciles. La confiance aurait-elle changée de camp ? Dans un match à rebondissemens, il ne faut pas crier victoire trop vite et se méfier de l’Amiral capable de remettre sur les rails son équipe par un panier en force dans la raquette (46-40 à la 24e). Par chance pour les Locaux, le PL souffre d’un manque de réussite l’empêchant de profiter pleinement de leur dynamique positive. En difficulté jusqu’à présent, Trenton Meacham a mis la gomme même si son engagement le pousse parfois à la faute. Son vis-à-vis, Marco Pellin, lui emboite le chemin et apporte de précieux points à son équipe notamment sur lancers-francs étant difficilement « encadré » par la défense du PL. Mais à dix minutes de la fin du match tout reste encore à faire dans un match loin d’avoir rendu son verdict (52-53).

 

A la reprise, Amara Sy claque un panier rapide dans la raquette. Un peu cafouilleux, le PL profite toutefois des erreurs encore plus nombreuses de l’OLB. Et avec un Lamont Hamilton en mode double-double (13 pts et 10 rbds à la fin du troisième quart) connait une sécurité nouvelle sous le cercle. Doucement mais surement, le PL impose sa marque car la confiance de l’OLB, notamment dans la finition, semble s’être envolée. Après un tir primé de Michel Morandais, Hervé se voit contraint de prendre un temps-mort pour casser le rythme du PL. Une réussite puisque sous l’impulsion de Georgi Joseph actif des deux côtés du terrain, l’OLB sort un 4-0. Mais la sortie pour 5 fautes de Joseph sonne comme un camp de bambou.  Fort heureusement pour les Locaux, l’Amiral ne tangue pas. Il est bien le seul puisque lorsqu’Orléans a des occasions de revenir l’équipe ne parvient pas à concrétiser. Sauf si Amara Sy continue à porter son équipe en plantant de gros shoots et faisant des stops défensifs décisifs. L’ambiance est survoltée alors que les deux équipes sont à égalité. Amara Sy convertit alors ses deux lancers-francs pour redonner de l’avance à Orléans.  Hamilton parvient ensuite à égaliser. Mais Greene marque dans la raquette Les deux secondes et huit centièmes qu’il restait alors pour le PL ne furent pas suffisantes. Mais que ce fut dur pour Orléans !

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