Paco Laulhé : « Plus on avance plus la corde se serre»

Plutôt abattu après la défaite, l’entraineur palois espère que ses joueurs seront capables de trouver les ressources pour corriger leurs lacunes récurrentes.

Quel est le sentiment après le match : la colère, la frustration par rapport à un scénario qui se répète ?

On ne peut pas identifier les choses comme étant identiques d’une fois à l’autre. On entame le match de façon déplorable contre Le Havre au niveau des énergies. Aujourd’hui (hier), on est là, on est disponibles, assez bien inspirés, on est ensemble. Et puis on a ce trou d’air au troisième quart-temps qui est abominable. Les problèmes de consistance sur la durée, on les voit. Et malgré les joueurs qui ont tous essayé, comme à Poitiers même si sur ce match-là il y’avait eu des absences plus agaçantes, là on a le rendu que notre expérience peut nous donner. Nous alignons deux joueurs de 32 ans, un de 37 ans et un autre de 29 ans. Et globalement les plus mûrs ont plus de stabilité et je constate que chez les moins expérimentés ou les plus immatures, il y’a toujours un moment où on a un passage d’inefficience ou d’oubli ou de stupidité. Donc c’est dur d’avoir un match bouclé sur les quarante minutes sans qu’à un moment donné un ou deux d’entre nous ne fasse fortement défaut. Et à partir de là on peut essayer de tout travailler, c’est difficile.

Je pense aussi qu’on a laissé beaucoup d’énergie dans les dernières semaines pour se réhabiliter, se donner de la confiance et travailler suffisamment pour être au rendez-vous et on voit que le standing-endurance ne nous permet pas de boucler les quatre quart-temps à la hauteur de ce que réclame la Pro A.

 

On a l’impression que tu es satisfait de tes joueurs, qu’il n’y a pas eu cette fois d’absence individuelle…

Un peu. Il y’a trois/quatre énormes bêtises. Je m’efforce de le leur expliquer à la vidéo. On essaye de leur faire prendre conscience de ces problématiques mais on a deux touches sur ligne de fond où on se prend deux fois des paniers stupides. A un moment donné, il faut qu’ils progressent. Maintenant je peux convenir que tout le monde a essayé. Mais on a souvent un moment de désordre trop important pour tenir la comparaison.

 

A quoi vous raccrochez-vous maintenant pour aborder les dernières journées ?

A la fierté espérée de chacun d’eux. Ils ont quand même une image. Nous en avons une avec le staff, le club a aussi plutôt donné l’image d’équipes qui s’accrochent, qui se battent.  Et je tiens à ce que l’on reste mobilisé et que l’on tire les enseignements de ces fautes multiples sur les quatre/cinq derniers matches, de ces trous d’air, de ces inattentions, de ces erreurs stupides. Il faut que l’on en tire parti et qu’on essaye au fur et à mesure de faire mieux. On n’a pas un standing suffisant et une constance pour aujourd’hui matcher de façon sérieuse. J’espère que les huit derniers matches nous permettront de trouver suffisamment de progrès chez les joueurs pour être en mesure de ne pas être ridicule. Ça ça sera très important.

 

Vous y croyez encore un peu au maintien ?

Vous faites des maths très vite et vous voyez que plus on avance plus la corde se sert. S’il y’a un génie chez nous qui trouve un couteau, peut-être qu’il va se passer quelque chose. Mais il faut au moins mettre les doigts autour du coup pour ne pas se laisser serrer sans réagir.

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Comments

Commentaires (1)

  1. Pauwerful

    Merci pour cette interview.