Paris Levallois cherche leader

La rencontre Paris Levallois-Elan Chalon a montré que les Franciliens manquaient cruellement de leaders sur le terrain.

Prendre 94 points n’est jamais très plaisant qui plus est à domicile. C’est pourtant ce qu’a vécu le Paris Levallois à la Halle Carpentier face à l’ Elan Chalon. Si le PL a eu de bonnes séquences, il a surtout manqué d’envie, d’agressivité notamment en défense. Pour le coach Greg beugnot il est d’ailleurs inadmissible que ses joueurs se fassent aussi facilement avoir sur des un-contre-un.

« On a été incapable d’arrêter qui que ce soit en un-contre-un.C’est le refflet de Gravelines où on se fait avoir que sur des un-contre-un. On est incapable d’être dominant tant sur la volonté que sur les qualités. Tant qu’il n’y aura pas une prise de conscience…. Le pire c’est qu’à un moment on n’est même pas arrivé à passer certains espoirs en face en un-contre-un. Là c’est dramatique. Il faut une grosse remise en question. Il n’y a rien de plus simple que de prendre le ballon et jouer un un-contre-un ».

Mais le plus inquiétant pour les joueur du Paris Levallois est sans doute de s’être fait dominer dans le domaine de la volonté, pas le plus simple à améliorer.

« Ou ça réagira ou ça ne réagira pas. Mais il faut qu’ils soient conscients de ça. On a essayé de leur faire comprendre qu’aujourd’hui dans les attitudes sur le terrain par rapport à la volonté, la vraie volonté pas la réaction à trois minutes de la fin quand le match est perdu qu’elle n’est pas là. On n’est pas dominant et on subit; il n’y a pas de réaction. Il n’y a rien qui marche ».

Si le PL en est là c’est aussi parce que l’équipe est en manque de leaders sur le terrain. Certes Sharrod Ford, Mike Green ou Blake Schilb font leurs stats mais les Franciliens manquent de ce leader vocal sur le terrain qui serait capable de sonner la révolte générale. Pour changer la donne, Greg Beugnot compte avant tout sur une réaction collective de son groupe.

« Il n’y a pas un leader charismatique, un aboyeur, il n’y a pas tout ça. On est jeune sur certains postes et on paye tout ça. Aujourd’hui si on focalise sur un joueur c’est facile. On peut dire celui-là n’est pas bon mais la solution ne viendra pas autrement qu’une réaction du groupe. On ne perd pas nos matchs sur une stratégie adverse; on perd sur des un-contre-un basique. Et là-dessus la défense c’est 50% de volonté et 50% de technique ».

Et de la volonté, le PL en aura bien besoin pour affronter le copieux menu qui l’attend la semaine prochaine avec la réception de Strasbourg dans le cadre de l’Eurocup et un déplacement à Bourg en Bresse pour le championnat.

Crédit photo : Karen Mandau/Paris Levallois

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