Pascal Donnadieu : « J’ai fait rentrer Marc Judith pour qu’il stoppe Amara Sy »

Pascal Donnadieu était un entraineur heureux qui n’a pas manqué de rappeler les valeurs de courage de son équipe.

Quel est votre sentiment après cette victoire ?

Il y a deux victoires donc déjà c’est important. Quand on avait vu le calendrier avec ces sept matches, on s’était dit que prendre une victoire ça serait déjà pas mal. On nous impose deux déplacements encore, on va aller à Dijon et à Pau.

L’état d’esprit affiché par vos joueurs a du vous satisfaire ?

Vous savez, cette histoire a été un peu montée en épingle. Je pense que ça n’est pas les Américains, j’ai parlé de joueurs. Certains avaient manqué d’agressivité. La meilleure réponse, ils l’on apporté la semaine dernière ce soir. Pendant le match, on a eu des joueurs portés par l’équipe à l’image de Will Daniels.

Comment Nanterre a fait la différence ?

Dans le speech d’avant-match je leur avais dit qu’il fallait être deux fois plus combatif que les autres car je pense qu’aujourd’hui, on était moins fort sur le papier qu’une équipe comme Orléans. Cette victoire je la trouve intéressante car à -11, on est revenus sur deux/trois ballons volés, sur deux paniers à 3 pts. On a rien lâché. Après qu’Orléans ait moins bien géré le money-time… Par contre nous on l’a bien géré. On a paradoxalement fait beaucoup de pertes de balle pendant les trois quart du match et bizarrement nous on n’en a pas fait dans le money-time.

Le match de Nancy a finalement eu de bonnes répercussions ?

Je pense que la manière dont on a perdu contre Nancy, c’est peut-être la meilleure chose qui est pu nous arriver. Le mardi soir, on a eu l’occasion d’aller jouer un match de Coupe de France à Lille. Le lundi soir j’ai pu faire un petit montage du match pour leur montrer.

Comment vos joueurs gèrent-ils la pression ?

Il ne faut pas oublier que pour la plupart de nos joueurs c’est un nouveau monde notamment au niveau de la pression médiatique. On le voit à la différence de médias qu’il peut y avoir après les matches. En Pro B, généralement il y avait deux personnes. Donc c’est quelque chose de nouveau pour eux. Si on perdait nos valeurs, notre envie, notre état d’esprit… Avant le match je leur ais parlé d’une équipe comme Poitiers. Sur l’envie, sur la folie du public… sur ces éléments-là, je pense que c’est comme ça qu’on gagne.

Quel discours leur avez-vous tenu avant les dix dernières minutes ?

Rien d’original. A la fin je leur ai dit ne rien lâcher, d’y croire jusqu’au bout, de prendre des risques défensivement. Je pense que l’on doit être dans l’envie, dans la confiance, dans rien lâcher et ce soir c’est pour ça que je dis que c’est une victoire rassurante, parce que c’est une équipe plus forte que nous, qui nous a dominé les trois quart du match, qui a un potentiel supérieur au notre. Le fond de jeu est là, les rotations sont intéressantes… c’est une équipe qui est calibrée pour accéder aux play-offs.

Les 4 fautes de Pellin ont été une chance…

On sait qu’au poste un c’est un peu le garant de l’équipe et il fait un très bon début de saison. Il n’est pas le dernier venu en Pro A. Tant mieux pour nous mais le petit jeune qui est rentré a apporté de l’envie, a piqué deux/trois ballons…

Le duo Greene-Sy vous a fait beaucoup de mal ?

La polyvalence du duo Greene-Sy ça peut poser des problèmes aux autres équipes également. Mais on n’est pas complètement naïf, on se doutait que ça pouvait arriver. Le tout c’est de s’adapter aux situations donc rapidement j’ai fait rentré Marc Judith pour qu’il stoppe Amara Sy. Et Que Riley, Corosine ou Pons se retrouvent avec des joueurs moins physiques. La présence de Marc Judith ce soir était vraiment très très importante.

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Commentaires (2)

  1. Bucky

    Bien joué… bien géré…

  2. Johan

    J'ai fait RentreR et non rentré. ça fait désordre quand même…