Pascal Donnadieu : « Pas le droit de pleurnicher dans le sprint final »

Alors que l’équipe nantérienne reste sur une série de quatre matches sans gagner (Coupe de France inclus), l’entraineur sonne la mobilisation de tous les acteurs avant le sprint finale.

Un scénario de match qui se répète

« Il y’a de la frustration mais pas d’énervement. Je pense que tout d’abord Cholet c’est un rouleau-compresseur. On a craqué sur la fin. Ça n’est pas de l’énervement. Ce qui est difficile, c’est  le double sentiment que l’on peut avoir à l’issue d’un match comme ça. Pendant 30 minutes on les domine. On est capable de les dominer dans des domaines où l’on ne pensait peut-être pas faire aussi bien. On avait établi un plan anti-Causeur qui a parfaitement fonctionné quitte à ce qu’on prenne deux/trois paniers de chaque côté.

Après ce que je pense quand il reste cinq/six minutes, c’est à la vie à la mort. C’est ce que je leur ai dit. Maintenant on est à huit matches de la fin. Après sur le match peut-être qu’on a eu de la retenue que deux/trois rotations défensives. Il n’y a plus de cadeaux à faire, il n’y a plus de paniers faciles. Si on ait deux/trois stops parce qu’on donne tout, peut-être qu’on donne le match. là ça fait deux/trois gestion de fin de matches où il faut rester dans le collectif. On va forcer des situations en attaque et ça n’est pas comme ça que l’on va s’en sortir.

J’ai l’impression que l’on a un contenu. Erman Kunter le dit, quelque part ça nous fait une belle jambe. Tout le monde nous dit c’est bien machin etc. Le contenu il est correct mais après j’ai l’impression que l’on répète toujours les mêmes erreurs en fin de match. La fin de match contre Cholet ressemble à la fin de match contre Le Mans en Coupe de France. Alors que Cholet a augmenté au niveau de l’intensité, nous on ne le fait pas. Offensivement c’est trois/quatre choix dramatiques. C’est des situations forcées. A chaque fois que l’on a été dans un gros projet collectif en attaque je crois qu’on leur a fait mal. On a été vraiment capable de provoquer des décalages, de jouer correctement.

Maintenant quand on est à huit journées de la fin on ne peut pas avoir d’états d’âmes. La difficulté de ce genre d’analyse de fin de match contre Cholet c’est que puisqu’on est capable de jouer comme ça trente minutes ça veut dire que l’on va s’en sortir. Mais tu dois aussi te dire que puisque l’on est incapable de gérer les dix dernières minutes on peut galérer. Donc il ne faut pas entamer la confiance des joueurs. C’est tout ça qui est difficile ».

 

Question de mental ?

« De toute façon, je pense que lorsque l’on est dans le sprint final, on n’a pas le droit de pleurnicher, d’avoir d’états d’âmes. Il faut que les joueurs, le staff, tout le monde se sert les coudes pour trouver des solutions. Après je pense que lorsque l’on voit un match comme ce soir (hier), on ne peut pas dire que l’on est en état de crise et qu’on est malade. Après c’est finir le travail. Ce soir (hier, si on n’existe pas contre Cholet, qu’on prend 25 points, je suis en conférence de presse pour dire de toute façon c’est une classe au-dessus et on n’a pas existé et puis voilà. Alors aujourd’hui est-ce qu’il vaut mieux être dans ma situation ou avoir pris 25 points contre Cholet et ne pas avoir existé ? Je pense qu’il vaut mieux être dans ma situation.

Après Le Mans on fait un petit montage vidéo sur nos imperfections, sur nos erreurs. J’ai l’impression que ce soir (hier), sur les cinq dernières minutes, on reproduit les mêmes erreurs. Donc on va remontrer, on va retravailler mais à un moment donné c’est difficile. On est sanctionné de la même manière que contre Le Mans. Parce qu’après les deux dernières minutes c’est anecdotique. Je crois que jusqu’au panier refusé à juste titre de Will Daniels en fin de possession, 65-64 on est dans le match.

Il faut qu’à tous les niveaux il y’ait une mobilisation générale que ça dure tout le temps d’un match. Bien entendu des acteurs, nous les joueurs et le staff mais je pense qu’on dit toujours qu’à Nanterre c’est un chaudron mais il ne faut pas que ça soit un chaudron avec 20 personnes. Quand on va accueillir Pau dans quinze jours, pour nous c’est des matches à la vie à la mort. Et ce soir (hier), j’ai trouvé le public, malgré le spectacle offert, la qualité de notre prestation et l’enjeu du match, trop timoré. Quand on va jouer dans les salles de province c’est le feu. Il est clair que si l’on veut que le club se maintienne, il va falloir qu’à tous les niveaux on soit en transe, que le public nous mette en transe, qu’il nous soutienne pendant le quatrième quart-temps. J’ai envie de dire pas 100 personnes mais 1500 personnes. Sauf bien sur nos amis choletais qui supportaient leur équipe ce soir (hier) ».

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Commentaires (1)

  1. Richard

    Je suis abonné à la JSF. Pour mettre le feu, il faudrait peut-être avoir une Banda (une fanfare pour ceux qui ne connaissent pas le sud-ouest) Avec 2 grosses caisses, 5 étudiants et une quizaine de quinquagénaire, les Dunkers font de leurs mieux, c'est tout à l'heure honneur, mais cela ne mettra pas le feu !