Pascal Donnadieu : « Que du bonheur »

Après la belle prestation de son équipe, le coach nanterrien pouvait légitimement avoir le sourire et se féliciter du bon match collectif de ses joueurs.

C’est une victoire acquise au mental après une entame délicate…

Je crois qu’on a eu le mérite de ne rien lâcher. On a fait une première mi-temps de qualité au niveau défensif. Par contre offensivement on n’était pas dans ce qu’on avait demandé. On s’est bien réajusté en deuxième mi-temps. On a mis 41 points et on a plus trouvé les timings qu’on ne trouvait pas avant. Et ça ça nous a permis d’avoir plus d’adresse. On sait que pour nous c’est quelque chose d’important. On a su créer des décalages avec des gars comme Stephen Brun qui a bien fixé. On a pu mettre des tirs avec Xavier Corosine, Mykal Riley. Après je dois reconnaitre que j’ai été agréablement surpris par la densité défensive de mon équipe. J’ai trouvé qu’ils avaient vraiment fait les efforts dans le money-time pour faire des stops. On a tout donné pour finalement l’emporter.

 

Le match de Mykal, muet pendant trente minutes, et qui casse la baraque dans le dernier quart est complètement symbolique ?

Je pense que c’est aussi la force de notre équipe. On n’a pas de stars mais le danger peut venir de partout. Mamoutou Diarra a été bon en première mi-temps, Xavier a fait un gros troisième quart-temps, Mykal Riley a bien finit le travail. On sait qu’on a des joueurs qui ont tous quasiment le même niveau, à moi de trouver les rotations, de faire en sorte que tout se passe bien et que chacun puisse donner le maximum.  Ce qui est intéressant c’est qu’en cette fin de saison je trouve que les joueurs ne tirent pas la couverture sur eux. Ils essayent d’aller encore plus loin dans le challenge collectif.

 

Avez-vous douté à un moment de pouvoir revenir ?

Quand vous jouez chez le troisième, qu’il vous manque un joueur intérieur, que vous êtes malmené, forcément vous doutez. Mais je ne vous cache pas que deux/trois fois dans le match, je me suis dit « c’est bon, on résiste. On n’est pas en train de prendre un éclat ». Après quand on va chez Orléans, le troisième, si on n’est pas craintif, si on n’a pas peur, c’est qu’on est complètement inconscient.

 

Avoir déjà votre maintien ça va vous aider à jouer plus libéré jusqu’à la fin de la saison ?

Bien sur. Le fait que l’on n’ait plus rien à perdre, que l’on ait atteint notre objectif plutôt que prévu, ça n’est que du bonheur. Après il pourrait y avoir beaucoup trop de décontraction. Cinq victoires d’affilée, pour un club comme nous, c’est quand même sympa. Et les trois victoires à l’extérieur, à Villeurbanne, à Chalon et ici à Orléans, on m’aurait dit ça il y’a cinq matchs où l’on n’était pas en position d’avoir un maintien facile… Il faut savourer ces moments-là.

 

Est-ce-que vous allez presque finir par avoir des regrets par rapport au début de championnat quand on voit votre position actuelle ?

Non, je n’ai aucun regret parce que c’est notre première année en Pro A. On est le seul club pour qui c’était la première année, Dijon étant un club historique en Pro A. Aujourd’hui comment pourrais-je avoir des regrets à l’issue de ce match face à Orléans ? Au contraire ça n’est que du bonheur. La seule crainte, plus que d’avoir des regrets, c’est que la deuxième année avec ce qu’on est en train de faire, ça peut-être compliqué car là on est train de repousser nos limites à chaque match. mais ce sont de bonnes craintes.

 

Ce niveau va vous permettre de ne pas finir en roue libre…

Déjà par plaisir et le fait d’être compétiteur c’est quand même notre métier. Si on peut le faire avec passion, avec plaisir, comme ce soir (hier), même si c’est un petit hold-up, c’est bien. C’est ça le basket.

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