Pascal Donnadieu : « une atmosphère à créer »

Malgré un énorme finish, les joueurs de Pascal Donnadieu n’ont pas réussi à remporter la rencontre. Pour le coach nanterrien, Nanterre conserve toutes ses chances de s’en sortir sous réverse que certaines conditions soient remplies.

Comme à de trop nombreuses reprises depuis l’entame du championnat, Nanterre s’est tiré une balle dans le pied en démarrant de façon catastrophique son match. De quoi nourrir une nouvelle fois des regrets selon l’aveu même du coach nanterrien.

« On ne peut qu’avoir des regrets. Pas des regrets d’avoir perdu le match mais de s’être fait distancer de cette manière-là et d’être obligé de réagir comme on l’a fait. On ne peut pas préjuger de la fin du match. On est obligé d’avoir des regrets ce soir. C’est obligatoire, sans parler de victoire ou de défaite. Nous on ne peut pas rentrer dans un match comme ça. Je crois que ça a du nous arriver cinq/six fois. On prend généralement 10-0. C’est ce que j’ai dit aux joueurs. A Hyères-Toulon, 32-14 à la fin du premier quart-temps, je pose ma plaquette je les insulte. A la mi-temps je les insulte. Ça n’est pas du coaching. S’il faut à chaque fois être si virulent pour qu’on réagisse, c’est déjà trop tard. On l’a perdu le match à la mi-temps. Après sur un malentendu, sur de la folie avec des tirs de malade, on revient. Mais ça n’est pas comme ça que tu gagnes des matches ».

Ça n’est pas non plus avec un secteur intérieur amputé de l’un des joueurs (Stephen Brun) conjugué à la méforme d’un autre (Ryvon Covile) que la JSF pourra grappiller de précieux succès.

« Dans une division beaucoup plus forte, on a aujourd’hui pas beaucoup de renforts. On joue avec l’équipe de l’année dernière sans Nate Carter qui était le MVP de la saison. Si en plus, on n’est pas prêt à faire des efforts dès le départ…. En Pro B l’année dernière on galérait pour gagner. On n’a jamais gagné dans la facilité. On a gagné avec les tripes, avec des qualités basket mais on a gagné parce qu’on avait mouillé le maillot de la première à la dernière minute ».

Opposé à un concurrent direct la semaine prochaine (Poitiers), le technicien nanterrien compte sur l’entière mobilisation de ses troupes pour ne pas perdre du leste dans le mini-championnat auquel se livre un petit groupe pour le maintien.

« Dans le contexte du match de Poitiers, il faut que je sache avec qui je pars. Si les mecs ne font pas les efforts, dans l’euphorie de Poitiers, dans leur salle, on sera à -20 au bout de 10 minutes. On est mathématiquement dans le ventre mou des équipes qui vont se battre. Maintenant il faut que l’on s’améliore. On sera avec beaucoup de cœur, beaucoup d’envie et beaucoup de générosité. On a des garçons qui ne sont pas des mauvais basketteurs. On arrivera peut-être à pouvoir s’en sortir. Mais si ces conditions-là ne sont pas remplies, on ne s’en sortira pas. C’est une atmosphère à créer. Il y’a beaucoup de travail à faire individuellement, collectivement. On fait partie des équipes qui, sur le papier, sont parmi les moins fortes du championnat. Si on ne se donne pas tous les moyens, nos chances elles sont inexistantes. Est-ce qu’il va y avoir cette prise de conscience ? ».

Une question dont les premières réponses seront visibles samedi prochain sur le parquet de Poitiers.

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