Pascal Donnadieu : « Contre Barcelone ? On lâchera les fauves »

Pour Pascal Donnadieu, l’objectif du mois de décembre est clair : l’Euroleague et la qualification pour le Top 16.

Pascal-Donnadieu-ClaireMacelSur la concentration
« J’avais dit aux joueurs avant la rencontre qu’il fallait que l’on montre encore plus de mental qu’eux. On n’a rien lâché même quand on a été en difficulté, j’ai eu peur à la fin car ils ont mis des gros tirs. On a été à la limite de craquer. Souvent on reproche aux équipes françaises de ne pas bien gérer le money-time mais là on a su mettre les deux lancers-francs décisifs et faire un stop sur les six dernières secondes, c’est une belle satisfaction ».

Sur le match de Trent Meacham
« Dans une saison c’est plutôt cyclique. Je n’ai jamais été inquiet pour ce joueur-là. Je considère qu’il a fait un match largement en-dessous de son niveau c’était au Mans. Mais c’est un garçon qui a une telle mentalité, une telle qualité de travail qu’effectivement en début de saison il n’était pas très adroit mais il travaille tellement que je trouve que c’est tout un symbole ce soir (hier) qu’il ait scoré comme il ait scoré. C’est une belle récompense pour un joueur irréprochable ».

Sur le Top 16
« Le Top 16 sera très concret quand on y sera.  Je ne veux pas jouer les faux-modestes. Aujourd’hui pour maîtriser notre destin il faut gagner un match. Il ne faut surtout pas s’enflammer. Essayons nous de gagner un des trois derniers matchs et je pense que si on fait un autre exploit on sera qualifié ».

Sur la fatigue mentale
« N’importe quelle équipe au monde n’avait pas le droit d’être fatiguée. Même si dans deux jours contre Dijon on est minable et que l’on ne peut pas mettre un pied devant l’autre, ce soir (hier) on ne pouvait pas parler de fatigue. Et d’ailleurs vous avez vu que le mental est important car je n’ai pas senti les joueurs fatigués parce que mentalement ils étaient prêts à faire tous les efforts. Cette semaine j’avais considéré qu’il fallait faire attention au choix des matchs. Contre Limoges, c’est rare que je fasse ça, mais on a fait tourné. On a ménagé des joueurs car je considérais que le match le plus important de la semaine c’était celui de ce soir (hier). En championnat on n’est pas en péril qu’on perde un ou deux matchs en plus ça ne changera pas la face du monde. On peut vivre un truc tellement historique qu’en cette fin d’année on va se concentrer sur les matchs d’Euroleague ».

Sur le match contre Barcelone
« Dans notre situation ça va être plus facile maintenant de jouer Barcelone que si l’on avait perdu ce soir (hier).  Si on avait perdu ce soir (hier), on était dans l’obligation de battre Barcelone. Là on va tout mettre en oeuvre pour être un petit plus dans l’insouciance, dans l’euphorie. C’est un match qui va être intéressant car on aura vraiment rien à perdre et puis on va lâcher les fauves comme on dit. On aura six jours entre le match à Dijon et celui contre Barcelone donc on va pouvoir récupérer un petit peu ».

 

Crédit photo : Claire Macel

 

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Commentaires (4)

  1. Azerty

    « En championnat on n’est pas en péril qu’on perde un ou deux matchs en plus ça ne changera pas la face du monde. On peut vivre un truc tellement historique qu’en cette fin d’année on va se concentrer sur les matchs d’Euroleague »

    Discours à méditer pour la plupart des entraineurs des équipes françaises qui jouent des coupes d’europe que ce soit en foot ou en basket.