Pascal Donnadieu : « Il faut avoir encore envie »

Après la défaite face à Dijon, Pascal Donnadieu s’est inquiété du relâchement de ses joueurs.

Et si Nanterre n’avait plus assez faim ? La question peut se poser car sur la fin de la saison régulière la JSF a marqué le pas. Certes il y’a des circonstances atténuantes (blessure de Mykal Riley, deuxième place déjà bouclée…) mais ce relâchement inquiète l’entraineur Pascal Donnadieu. Car ce dernier sait par expérience que les playoffs doivent être abordés avec un tout autre état d’esprit.

L’analyse du match
« Pour le moment on ne sait pas ce qu’a exactement Jo (Passave-Ducteil). C’est  à chaud ; je pense qu’il est bien touché. Ce soir (hier) la difficulté c’est que l’on a joué avec trop de relâchement. Je sais que la saison a été longue, que tout le monde attend les playoffs mais c’est compliqué de proposer du jeu quand les acteurs ne veulent pas faire les choses. Pour pouvoir coacher correctement il faut que les acteurs répondent correctement et fassent les choses. On n’y était pas du tout mais ça n’enlève pas le mérite à cette équipe de Dijon qui a voulu terminer la saison sur une bonne note ».

Un relâchement inquiétant ?
« C’est toujours embêtant de ne pas jouer correctement. On voit aussi que sur la durée c’est très compliqué de se passer de Mykal Riley. Sur quelques matchs on compense, tout le monde met un peu d’énergie ; là on s’aperçoit qu’il nous manque énormément. Brandon Thomas c’est différent ; il n’a pas l’activité de Mykal. Il faut déjà qu’on arrive à compenser ça. Je crois beaucoup en l’humilité. Le fait que l’on ait gagné cet Eurochallenge c’était un formidable exploit ; on a fait une saison régulière vraiment très belle. Après j’ai le sentiment que là c’est un peu comme si on était rassasié. A un moment donné il faut avoir encore envie de se surpasser, cette hargne pour aller chercher encore plus loin dans les ressources. On n’est pas épargné avec la blessure de Jo pendant le match, celle de Mykal, l’absence de Mam mais on ne regrette pas. Ce qui me fait peur c’est que les playoffs c’est la bataille de tranchées, le combat. Quand on a bousculé la hiérarchie il y’a deux ans on sait avec quelles valeurs on l’a fait. On est une équipe plus qu’ordinaire quand on n’utilise pas ce qui a fait notre force ».

Sur le SLUC Nancy
« Je connaissais l’adversaire avant. On va jouer Nancy. Ça veut dire de l’engagement. Si Jo est sur le flanc… Cette année il y’a eu un tournant au niveau du règlement visiblement on pourrait être les premiers grands perdants de ce changement. Si on joue sans lui il va falloir se retrousser les manches contre cette équipe qui est redoutable avec beaucoup d’intensité, ce n’est pas l’adversaire idéal. Ils ont du monde partout. On joue un quatrième potentiel, ce n’est pas le meilleur tirage ».

Crédit photo : Ann-Dee Lamour

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