ALL STAR GAME

Pascal Donnadieu : « Indigne de ce qu’une équipe comme la notre peut proposer »

L’entraîneur nanterrien Pascal Donnadieu était dépité après la prestation de ses joueurs face à l’Hapoel Holon en BCL.

82 à 70… C’est le score de la défaite de Nanterre92 face aux Israéliens de l’Hapoel Holon. Mais au-delà de la défaite, c’est le contenu proposé par les Franciliens qui suscitent des questions. Pour le coach Pascal Donnadieu, c’est bien loin de ce que peuvent proposer ses joueurs. Et selon lui, la victoire de prestige à Venise a finalement fait plus de mal que de bien.

« C’est ce qu’on appelle un non-match. On a failli dans tous les domaines, on est passé complètement au travers dans tous les aspects du jeu. Je n’ai pas d’explications. Il y a eu un semblant de réaction à la fin mais on a été indigne de ce qu’une équipe comme la notre peut proposer. C’est un match catastrophique, catastrophique à tous les niveaux : de la qualité du basket, de l’engagement, à tous les niveaux.

(Par rapport aux trois matchs en cinq jours) Si j’étais rassurée ce soir (hier) il faudrait m’interner tout de suite. Je pense que l’on s’est vu trop beau après Venise. On a fait là-bas une grosse performance, mais c’était la vérité d’un jour, la vérité d’un match. Il faut être capable quand on est des bons joueurs, une bonne équipe de rebondir tous les trois jours. On avait déjà montré des signes inquiétants lors de la deuxième partie du match contre Limoges, et ce soir (hier) c’était encore pire.

Le match de vendredi (à Strasbourg) vu l’état dans lequel on a joué ce soir (hier) il n’est pas forcément important. Dimanche (réception du CCRB) c’est important par rapport au championnat. Après un match comme ce soir (hier), il y a tout à faire, tout à travailler. C’était une faillite collective dans tous les secteurs du jeu. Demain (aujourd’hui) on va s’entraîner et on va faire un vrai entraînement, même si on sera à 24h du match de Strasbourg. J’espère qu’il y aura une réaction d’orgueil.

Si on prend un peu de recul, ça veut dire qu’on n’a pas assez de force de caractère. A l’intersaison, quand tu discutes avec les joueurs, ils t’expliquent tous qu’il faut absolument qu’ils jouent une Coupe d’Europe, que c’est important. Sauf que lorsque tu en joues une, il faut se remettre au boulot tous les trois jours, il faut être prêt mentalement tous les trois jours, et peut-être que nous en France, même si on a beaucoup de joueurs étrangers, on a cette faiblesse de s’endormir sur nos lauriers à la première performance, et après de ne pas être capables d’enchaîner. Beaucoup de joueurs qui sont venus à Nanterre m’ont dit que la Coupe d’Europe était une priorité; Ce soir (hier) c’est comme si on  ne la faisait pas. Il y a une forme de faiblesse mentale ».

Crédit photo : F.Blaise

Tags : , ,
Comments

Commentaires

Comments are closed.