Pascal Donnadieu : « souvent pas loin »

Si près, si loin…. Pour Pascal Donnadieu, la rencontre face à Kiev résume bien les carences actuelles de l’équipe francilienne.

pascal donnadieu 3L’analyse de la défaite
« Sur l’ensemble des deux matchs, la qualification de Kiev est indiscutable, largement méritée. Ils ont peut-être davantage montré ce soir (hier) beaucoup de maturité et d’expérience. On sent qu’ils ont la bonne approche de ces matchs européens. Ils ont des joueurs d’expérience qui ont bien abordé ces matchs-là. On a été un peu trop fébrile notamment en début de match. C’est difficile contre des joueurs comme ça de pouvoir réussir à les inquiéter à partir du moment où en première mi-temps on a été généreux mais pas assez matures ».

Sur le manque d’adresse à trois points
« On sait que l’adresse à trois points c’est malheureusement quelque chose qui fluctue. Nous le problème c’est que l’on souffre dans le secteur intérieur où on n’a pas vraiment une bête capable de peser et d’être super efficace comme peut l’être Lavrinovic. Jo a fait, je pense, deux très bons matchs contre lui ce soir (hier) notamment. il a été dans le combat. Mais on voit que de temps en temps les centimètres sont durs à compenser. Mais pour que l’on puisse gagner il aurait fallu que l’on ait un duo Gladyr-Lighty au top. Ce sont nos deux extérieurs titulaires et ils sont capables de faire des excellents matchs. Mais ils ont essayé de bien faire ».

Le discours d’après-match
« Dans le vestiaire mon discours a été bien évidemment de les réconforter. Je pense que ce soir (hier) on a vraiment vu du Nanterre. C’est-à-dire que l’on a vu ce manque d’expérience et de maturité, ces temps-faibles que l’on gère très mal un peu comme en Pro A. C’est ce qui explique que l’on est souvent pas loin; il y’a des matchs dernièrement que l’on n’a pas réussi à prendre. Et puis il y’a aussi cette faculté à ne rien lâcher quand on est à -15 à six, sept minutes de la fin où l’on met beaucoup de courage, de cœur et de volonté pour revenir. Il faut que l’on garde cet état d’esprit et que l’on soit un peu plus organisé plus patient dans le jeu. On ne trouve pas pour l’instant la stabilité émotionnelle qui fasse que l’on soit plus serein sur la durée d’un match ».

Six JNFL pour terminer la saison ?
« Il ne reste pas beaucoup de mois, il reste huits matchs en Pro A, un match de Coupe de France donc si un joueur venait me voir demain en me disant « Pascal j’ai un super contrat pour finir la saison dans tel ou tel pays et j’ai envie d’y aller », là la question se poserait mais aujourd’hui pas forcément. Encore une fois c’est une question d’opportunité. Si un joueur vient me voir pour me dire qu’il veut finir la saison dans une grosse équipe espagnole, est ce que tu me libères ? Effectivement je dirai oui. Mais pas pour les joueurs intérieurs évidemment car on en a besoin mais peut-être pour un poste extérieur. Pour l’instant la question ne se pose pas ».

Crédit photo : F.Blaise

 

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