Pascal Donnadieu : « Un résultat vraiment positif »

Avec la victoire contre l’ASVEL 48 heures après la claque de Belgrade, Pascal Donnadieu était satisfait de la réaction de ses joueurs.

Pascal-Donnadieu-large-ClaireMacelSur la victoire
« Il y’a 48 heures on était à Belgrade. Là on a joué une équipe qui était dos au mur; même si on a eu du mal à finir le match c’est vraiment positif. C’est un match qui nous permet d’être vraiment bien au classement et de se donner un peu d’air. J’essaye toujours d’anticiper en me disant qu’il y’aura des jours moins biens avec les matchs d’Euroleague qui vont s’enchaîner. Donc tout ce que l’on peut prendre maintenant c’est ce que l’on n’aura pas à prendre après. Encore une fois le championnat de Pro A est tellement dense. Là on est dans une bonne série et ça nous permettra d’avoir un peu de marge quand on sera un peu moins bien ».

Sur la stratégie adoptée pour limiter Edwin Jackson
« L’avantage c’est que je le connais bien. Après c’est vrai qu’un garçon comme Marc Judith c’est aussi pour ça que je l’ai fait venir. Il n’était pas content de sa prestation à Belgrade et moi non plus. Je me doutais qu’Edwin n’allait peut-être pas tombé sur le « bon » Marc Judith pour lui car il a été tellement saignant des deux-côtés du terrain. Edwin et Travis Leslie il les a complètement étouffé. Après Edwin c’est difficile pour lui, il est très ciblé. On s’organise vraiment autour de lui pour défendre correctement. On avait travaillé tout ce qui était jeu de transition parce que l’ASVEL marque beaucoup de paniers sur la transition. On a essayé de faire en sorte qu’il soit le moins influent possible, quitte à ce Wright, et c’était une option, à ce qu’il marque beaucoup de points ».

Sur la fatigue et l’enchaînement des matchs
« Il faut que nous on soit lucide. Mentalement il faut qu’au niveau du staff on ait un discours très cohérent. Le tout c’est de ne pas tout remettre en cause quand on perd un match d’Euroleague, de faire en sorte que les joueurs gardent confiance. Je leur avais dit avant le match qu’il fallait se servir de ce que l’on avait vu à Belgrade. Belgrade c’est une équipe où il travaille beaucoup, les entraînements sont longs, ils jouent tous les deux/trois jours et le dimanche ils sont capables d’être au taquet comme nous on l’a fait. Je pense que le mental est aussi important que l’aspect physique. On a la chance ausis de pianoter avec un effectif où il n’y a peut-être pas une ou deux stars et où c’est assez homogène. Ce soir (hier) notre meilleur joueur depuis le début de la saison en termes d’évaluation et de scoring qui est Will Daniels n’a joué que treize minutes. On a pu s’en passer et c’est très bien ».

Sur la deuxième mi-temps moins réussie
« On a peut-être eu un peu moins de vigilance au rebond durant la deuxième mi-temps, un petit peu moins de concentration. On aurait du davantage contrôler le tempo du match. On leur a permis de revenir sur des oublis défensifs, sur des tirs un petit peu précipités. Au-delà du rebond, ce qui me soucie un petit peu c’est que des fois pour revenir, pour garder un avantage, on montre parfois de l’impatience. Quand on rate deux/trois situations offensives, qu’on joue en dix secondes, les gars pensent que les tirs ne sont pas mauvais mais que l’on prend six/sept points derrière… Il faut que l’on arrive à bien contrôler le tempo du match ».

Crédit photo : Claire Macel

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Comments

Commentaires (1)

  1. greenlantern

    Toujours un plaisir de lire coach Donnadieu. C'est direct, c'est clair et ça a l'air tellement simple…