Poitiers s’impose à Pau et respire

Poitiers s’écarte de la zone rouge après sa victoire en terre paloise.

Auteur d’un bon début de match, les Palois terminent le premier quart sur le score de 22 à 17, emmenés par Jean-Frédéric Morency et Chinemelu Elonu. Mais, alors que Poitiers a limité les dégâts sous l’impulsion d’Antonio Grant, auteur de 11 pts en 10 min, Pau s’écroule alors avant la pause suite à de mauvais choix et une adresse défaillante, notamment pour le trio Gipson, Bennett et Rimac qui sombre en première période (10 pts à eux trois). Poitiers sort vainqueur de ce premier acte 44 à 39.

Pau redémarre fort et inflige un 7-0 dès la reprise de la partie. Mais s’en suit, des deux côtés, une série de
fautes, de tirs manqués et de maladresse pour finir le troisième quart (55-57). Les dix dernières minutes sont haletantes. Poitiers ne lâche pas et se permet de prendre les devants suite à un 10-0 salvateur emmené par le prodige Evan Fournier (13 pts au final) et Rasheed Wright (13 pts). Le réveil de Bennett et Gipson, en fin de partie, coupables de banderilles à trois-points, permet aux Palois de garder espoir. Mais le sort du match se joue sur la ligne et, à ce jeu, ce sont les Poitevins, parfaits aux LFs, qui l’emportent (73-76).

Pire, le sort semble s’abattre sur Pau avec la blessure pour six semaines d’Antoine Mendy. Les sudistes voient l’avenir de façon nuageuse alors que celui de Poitiers, qui se donne de l’air par rapport à la zone de relégation, s’éclaircit.

«A travers cette défaite, et au-delà des sept matches qui restent à jouer, on se doit de reparler du maintien. Poitiers nous a montré qu’on n’avait pas le visage d’une équipe qui va participer aux playoffs. Jusqu’ici, comme à Orléans, on s’est nourris de beaucoup d’exploits. Là, on est remis à notre place », lance Didier Dobbels à la République des Pyrénées après le match et à la vue du calendrier à venir (ASVEL, Roanne).

« On a fait un match cohérent. On a eu la chance de provoquer beaucoup de fautes chez les grands de Pau et
globalement, on contrôle le match », se réjouit Cédric Gomez. « Sur les matches précédents, on laissait trop de paniers dans la raquette. Là, on a été un peu plus dans les aides, on a réussi à ne pas laisser Pau s’enflammer, car avec ce Palais des sports, ça peut très vite devenir très dur. »

Tags : , , , ,
Comments

Commentaires (9)

  1. Bingo

    Cela prouve encore que les ecarts sont infimes en pro a. Des playoffs a la pro b, il n'y a pas grand chose. On peut s'en rejouir parce que le championnat est incertain, mais j'ai plutot tendance a le deplorer, parce que cela montre que notre ligue se tasse toujours plus vers le bas. Toutes les equipes se valent presque, dans la mediocrite :(

  2. Bballfever

    Très honnêtement, le match a été pourri par un arbitrage plus qu'aproximatif… Incohérence des coups de sifflets, aberrations… Enfin bref… Mais une très belle équipe de Poitiers adroite que l'on a plaisir a voir évoluer! Mention spéciale pour evan fournier et les supporters poitevins qui ont étés bons!! Allez l'élan!!

  3. ld21

    13 points en 16 minutes pour Fournier encore …

  4. AND11

    "Des playoffs a la pro b, il n’y a pas grand chose"

    Euh pas d'accord.

    De la 1 à la 6, il y a un groupe d'équipes fortes, qui me semble être assez au dessus des autres. Après il y a gros ventre mou, et une équipe beaucoup plus en dessous (Limoges).

  5. Bingo

    Cholet, leader, a besoin d'un hold up pour s'imposer a Paris, une equipe a la lutte pour le maintien. Donc pas d'accord pour dire qu'il y a 6 equipes au dessus, sauf peut-etre CB justement. Le HTV est 6e et franchement j'ai pas l'impression qu'ils soient au-dessus.

  6. OscarAbine

    Bah, regarde, la semaine dernière, Chalon s'en est pris 25 face à un relégable. Et là, Cholet souffre chez un "ventre mou".

    Sur la durée, oui, y'a 4-5 équipes plus régulières que les autres, c'est ce que démontre le classement. Mais elles sont aussi capables de perdre face à des mal classés. Ca n'est jamais "20 points assurés dans les carreaux" avant d'arriver sur le terrain, c'est pas la Grèce, quoi.

    Et ça rend le championnat bien sympa…

  7. tortugéniale

    c'est le charme du championnat à 16 équipes; avec 18, je paries que les 2 dernières seraient beaucoup plus larguées que çà. On a beau dire que le championnat est faible, il y a quand même des soi-disant pointures qui s'y plantent dans les grandes largeurs et des joueurs qui en sortent et qui réussissent très bien à s'exporter.