Preview ASVEL : Welcome to the new age

Désormais propriété de Tony Parker, l’ASVEL entame cette nouvelle saison avec de l’ambition et un effectif riche, prêt à jouer sur tous les tableaux.

Avec un budget de 7,3 millions d’euros et la 2e masse salariale de Pro A, l’ASVEL est, dans les chiffres, l’un des trois favoris pour cette nouvelle saison en Pro A (avec le CSP Limoges et Strasbourg). Depuis la prise de pouvoir de Tony Parker en mars dernier, les ambitions ont été revues à la hausse. Invités au tour préliminaire de l’Euroleague, Edwin Jackson et sa bande ont même failli créer l’exploit en finale face à Kazan. Malheureusement pour la Pro A, l’ogre russe a déchiqueté la Green Team et l’a éparpillé façon puzzle sur le parquet d’Ostend (20-0 pour conclure le troisième quart temps et une gueule de bois au buzzer final). Malgré la déception, les joueurs de Pierre Vincent ont prouvé qu’ils seraient un contender en Pro A et un poil à gratter en Eurocup (s’ils la jouent à fond).

david-lighty-asvel-lyon-qualifying-rounds-2014-photo-telenet-ostend-2Pour préparer au mieux cette nouvelle saison, l’ASVEL a tout d’abord réussi ses courses estivales. Les cadres français sont restés (Edwin Jackson, Amara Sy, Georgi Joseph) et ont accueilli Yohan Sangaré, de retour au club après 6 ans d’exil. Le meneur français va pouvoir retrouver ses potes Sy et Joseph avec qui il avait effectué une belle saison à Orléans en 2011-2012. Si la Green Team pourra aussi compter sur des jeunes de qualité (Arthur Rozenfeld, Alexandre Chassang et le retour de Livio Jean-Charles), c’est sur le marché des étrangers que le club de TP s’est illustré cet été. Sur les 5 JNFL, quatre sont des connaissances de la Pro A : Taurean Green, David Lighty, Ahmad Nivins et David Andersen.

L’ancien meneur limougeaud a déjà montré qu’il allait être un maillon essentiel dans le collectif villeurbannais (12 assists contre Strasbourg, puis 8 contre Kazan au QR de l’Euroleague). Ça tombe bien, l’ASVEL ne manque pas de finisseurs :

« Offensivement, la force de cette équipe, c’est que le danger peut venir de partout, on est assez imprévisible. Aujourd’hui, c’était David en première mi-temps, Edwin et moi en deuxième, demain ce sera peut-être d’autres joueurs, il y a du talent de partout, mais on joue les uns pour les autres avec un objectif commun : gagner tous les matchs ! » déclarait Amara Sy sur le site officiel du club après la victoire face à Ostend.

Des mots qui se sont vérifiés la semaine dernière. Un joueur comme David Lighty par exemple à cette faculté de briller et également d’être un « facilitateur » dans le jeu offensif d’une équipe quand elle en a besoin. Avec Ahmad Nivins, l’ASVEL a récupéré également un scoreur intérieur régulier, ce qui lui manquait l’an passé. Et si l’ancien palois sera parfois étourdi en défense, Pierre Vincent pourra toujours compter sur Georgi Joseph pour apporter la dureté défensive et des séances d’ostéopathie à ses adversaires.

Finalement la recrue la plus discrète de cet effectif est Travis Bader. Malgré des performances en dents de scie en préparation, le staff de l’ASVEL est satisfait de sa préparation physique. Limité à un rôle de shooteur (après tout, il a quand même le record du nombre de paniers à 3 points réussis en NCAA…), le rookie américain sera forcément exposé cette saison. Les Pierre Ménès de la Pro A pourront retourner leur veste plusieurs fois avec lui.

Au final, cela nous donne 12 joueurs de qualité, un talent offensif indéniable et un effectif complémentaire sur le papier. Sauf que le papier ne fait absolument rien et on a souvent vu des gros effectifs se ramasser dans l’emballage final. Mais attention, si l’ASVEL 2014-2015 commence à bien tourner, elle pourrait bien ambitionner de manger des steaks grands comme la Croatie

(Si vous avez trouvé cette dernière référence, votre culture musicale est pitoyable)

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Plongeur avec Rudy Fernandez et coiffeur de Simone Pianigiani. Aussi solide que Lior Eliyahu dans un Final Four. Email | Compte Twitter

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