Preview Euroleague Groupe A : Real Madrid, l’Efes et les autres ?

Candidats déclarés au Final Four, le Real Madrid et l’Anadolu Efes croiseront notamment la route de Zalgiris Kaunas et des russes de Kazan au premier tour.

Real Madrid

Ioannis Bourousis

Salle : Palacio de Deportes (15 500 places et un speaker insupportable)

Effectif : Sergio Rodriguez, Facundo Campazzo, Sergio Llull, KC Rivers, Jaycee Carroll, Rudy Fernandez, Jonas Maciulis, Andres Nocioni, Gustavo Ayon, Felipe Reyes, Marcus Slaughter, Salah Mejri, Ioannis Bourousis.

Le Real Madrid n’a plus le droit à l’erreur. Défaits deux fois consécutivement en finale de l’Euroleague, Pablo Laso et sa bande marchent sur des œufs à l’approche d’un Final Four devant se disputer à domicile. Le départ de Nikola Mirotic – sans faire injure à son immense talent et à son grand impact sur le collectif – devrait s’avérer positif, tant ses relations avec le coach et la presse n’avaient eu de cesse de se dégrader l’an passé. Pour le remplacer, la Casa Blanca a fait sauter la banque et attiré Gustavo Ayon, ailier-fort/pivot très référencé dans la péninsule ibérique depuis ses exploits avec la petite équipe de Fuenlabrada. De quoi densifier un peu plus un secteur intérieur déjà au point, avec les complémentaires Reyes-Slaughter-Bourousis-Mejri.

Le backcourt n’a lui aussi que peu évolué, avec les seules arrivées sur le banc du maître à jouer Campazzo et du pistolero de KC Rivers (quel intérêt de le signer alors que Jaycee Carroll est toujours là?) en lieux et place des défenseurs exclusifs Dontaye Draper et Tremmell Darden. Les Sergio Llull, Chacho Rodriguez et autres Rudy Fernandez sont donc fidèles au poste pour danser un énième tango endiablé entre les lignes et assurer un parcours tranquille aux leurs jusqu’aux phases finales, bien que ces trois-là doivent une revanche à la nation après leur campagne estivale absolument désastreuse avec la Roja. Reste à s’attarder sur les deux ajouts dont la plus-value devrait s’avérer immense pour le Real, à savoir Jonas Maciulis et Andres Nocioni. En prenant deux ailiers physiques et aux multiples talents (triples, drives, défense, agressivité), la formation madrilène a mis des cojones à un roster fébrile dans les grands moments. Il y a ainsi matière à faire aussi bien que la saison passée… Chose qui ne suffira pas pour éviter à guillotine au Don Laso.

Anadolu Efes

sp-dudaSalle : Abdi Ipekçi Arena (10 000 places… jusqu’à 50% de plus selon les organisateurs)

Effectif : Zoran Planinic (?), Dontaye Draper, Efekan Cosar, Dogus Balbay, Matt Janning, Cedi Osman, Stratos Perperoglou, Dario Saric, Deniz Kilicli, Stéphane Lasme, Nenad Krstic, Emircan Kosut.

Pendant plus d’une décennie, non sans avoir au passage participé au renouveau du basket turc, l’Efes a gaspillé ses dollars sans jamais réussir à atteindre le Final Four. Après un début de saison 2013-14 catastrophique, les dirigeants stambouliotes avaient décidé de changer leur fusil d’épaule, en misant sur l’architecte du grand CSKA Moscou et des Olympiacos de la fin des années 1990 et du début des années 2010. Durant de longs mois, Evangelos Angelou, l’éternel assistant de Dusan Ivkovic, s’est alors attaché à préparer le terrain en attendant l’arrivée du Maître. Désormais aux commandes, le grand gourou du basket yougoslave a fait parler son réseau pour bâtir un roster extrêmement complet et affirmer ses choix.

Le très précieux Milko Bjelica conservé, l’Efes a profité des atermoiements du Panathinaikos pour signer l’excellent défenseur qu’est Stéphane Lasme et mis la main sur ce bon Stratos Perperoglou. Mieux, les Stambouliotes ont attiré dans leurs filets Dario Saric, pourtant ardemment courtisé par le Barça, et peuvent croire en l’éclosion du diamant Cedi Osman. Le frontcourt fait saliver, bien que le départ du vétéran Kerem Gonlum pourrait s’avérer néfaste lorsqu’il faudra batailler, soit au moment où Nenad Krstic, venu sur demande expresse du Maître, se transformera en punching ball humain. Néanmoins, et malgré une campagne préparatoire réussie, l’équipe paraît quelque peu bancale sur les lignes arrières, qui plus est avec la mise à l’écart de Zoran Planinic. Matt Janning, Dontaye Draper et Dogus Balbay ont beau connaître leur rôle sur le bout des doigts, aucun n’a le niveau pour être la rampe de lancement tant attendue. Et si Thomas Heurtel débarquait en janvier pour rééquilibrer tout ça ?

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