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Preview : France/Lituanie, une victoire pour l’histoire

Dans quelques heures et après des semaines de bataille, Lituanie et France s’affrontent pour le titre de champion d’Europe 2013

Eurobasket 2013 tony parker équipe de France8 septembre 2011. La France, vainqueur de la Russie en demi-finale, affronte l’Espagne en finale. Rebelotte deux ans plus tard puisque la France a de nouveau gagné son ticket pour la grande finale de cet Eurobasket 2013. L’adversaire a changé. Ce soir, c’est la Lituanie qui se met en travers du chemin des Bleus. Mais il n’y a pas que l’affiche qui diffère. Si en 2011, les Bleus étaient déjà fiers d’avoir atteint la finale, cette fois-ci, c’est le titre européen que Tony Parker et ses coéquipiers visent.

« Il y a deux ans, on était content, trop content, d’être là. On était qualifié pour les JO. Le fait d’être content fait qu’on n’a pas joué à notre meilleur niveau contre l’Espagne. On peut utiliser cette expérience pour terminer sur la plus haute marche. Comme je l’ai déjà dit, c’est génial et historique d’avoir battu l’Espagne. Mais ce n’est pas aussi bon que si tu gagnes la médaille d’or. Là tu rentres dans l’histoire puisque c’est le premier titre pour le basket français. On sait qu’on a tout un pays derrière nous donc il va falloir être prêt », explique TP.

Quelques minutes après la victoire fasse à l’Espagne, ce sont effectivement des joueurs concentrés qui s’étaient présentés en zone mixte pour répondre aux questions des journalistes.

« J’ai basculé tout de suite. Tu as une première réaction évidemment mais après je me suis vite concentré. Il a fallu calmer mes amis et ma famille. Si tu écoutes ma mère, on est champion d’Europe. »

L’important pour Vincent Collet et ses joueurs sera d’aborder cette finale le plus sérieusement possible. Agressivité, concentration en défense, application des consignes en attaque et surtout envie et sérénité. C’est ce qui avait fait défaut aux Bleus en demi face à l’Espagne.

« Le vrai danger, c’est la perte d’agressivité. C’est tellement un critère fondamental, pour tout le monde mais encore plus pour nous, que ça serait rédhibitoire. C’est le problème des grandes victoires comme celle contre l’Espagne. Ça te met dans un état de confort et d’harmonie mais ce n’est pas ça qui va nous faire gagner », affirme Collet.

Face à la Lituanie, les Français vont devoir tout donner. Dans le mental et techniquement. Irrégulière lors du premier tour, la Lituanie est doucement montée en puissance et a fait très forte impression en demi-finale. Maître de son jeu, la sélection de Jonas Kazlauskas dispose d’une profondeur de banc qui fait sa force, à l’intérieur comme sur sa ligne arrière.

« La Lituanie est très à l’aise dans son basket. C’est une équipe très physique », analyse le sélectionneur français.

Linas Kleiza a prouvé en demi que, malgré son grand âge, il restait un élément clé de la Lituanie. Mantas Kalnietis s’est montré performant durant tout l’Euro. Mindaugas Kuzminskas s’était fait un malin plaisir de ridiculiser la défense des Français en match de poule il y a une semaine. Dans la peinture, les Lituaniens sont costauds et techniques.

« Défensivement, on a loupé une ou deux rotations et ils ont marqué des paniers importants. Mais ça reste un match de poule », se souvient Nando De Colo. « Il ne faut pas l’oublier. Mais c’est passé. Ce qui fait la différence, c’est le match de quart. Quand tu gagnes, tu montes en puissance. C’est une finale et on ne va pas du tout l’aborder de la même manière »

Une finale pour entrer dans l’histoire du basket français. H-3…

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