Preview Pro A : Dijon, une histoire de mayonnaise.

La JDA Dijon a tout pour surprendre pour son retour dans l’élite.

La JDA est de retour après une année au purgatoire. Un ascenseur express pris de manière pas si évidente que cela puisque Dijon a dû aller chercher son billet retour lors des playoffs. Dépassés par Nanterre lors de la saison régulière, les hommes de Jean-Louis Borg se sont qualifiés, en partie, grâce au vacillement d’un SPO Rouen ayant eu la fausse bonne idée de recruter Kareem Reid en cours de saison. Le raccourci paraît injuste, mais le club bourguignon paraissait tellement favori à l’entame du précédant exercice qu’il reste un petit arrière goût d’inachevé malgré la joie de la remontée.

Pour ce retour dans l’élite, Dijon a décidé de jouer le jeu de la continuité. Un choix qui détonne quelque peu pour un club pourtant trop habitué aux étés mouvementés. Le début d’un vrai renouveau ? Peut-être. En attendant, le club a laissé partir Erick Craven et Erroyl Bing. Deux joueurs qui, sans avoir déçu, n’ont jamais réellement montré qu’ils pouvaient avoir le niveau Pro A. Le grand espoir du club, Ferdinand Prénom a quant à lui été envoyé à Antibes pour qu’il s’y fasse un nom (elle est facile, on vous l’accorde). Il y retrouvera Benjamin Monclar qui a décidé de retourner dans le club de sa ville d’enfance. Pour remplacer tout ça, le club a parié sur du solide.

Zack Moss, arrivé en fin de saison passée, a prolongé. Rob Lewin, pivot rompu aux joutes de la Pro A débarque lui aussi en Bourgogne. Une nouvelle preuve que Jean-Louis Borg conserve des attaches du côté de Vichy. L’ailier fort Andre Harris, intenable la saison passée du côté de Lille, apportera quant à lui son punch offensif s’il parvient à faire la transition entre la Pro B et la Pro A. C’est donc sur un secteur intérieur dense, très physique et plutôt homogène que la JDA va s’appuyer cette année.

Une solidité sur laquelle pourra aussi s’appuyer Jean-Louis Borg chez ses extérieurs puisque David Melody et le très bon Jérémy Leloup restés. Pas de quoi faire lever les foules mais assez pour en faire trébucher plus d’un dans le Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy.

Mais là où Dijon nous a surpris, c’est lorsque le club a opté pour le retour du pitbull Sean Marshall et pour la venue du très baroque Bobby Dixon à la mène. Deux joueurs ayant déjà connu la Pro A et qui débarquent en Bourgogne avec un esprit revanchard. Marshall, qui a laissé de bons souvenirs aux supporteurs malgré la relégation, viendra se relancer après une année noire où il a connu un départ avorté pour Orléans ainsi qu’un passage très mitigé en D-League. A lui donc de montrer qu’il est encore capable d’apporter sa rage des deux côtés du terrain.

Le cas Dixon est quant à lui plus sujet à débats. Si son échec villeurbannais est encore dans tous les esprits, son nouveau passage en Italie a montré qu’il n’avait pas perdu toutes ses qualités. Arrivé de Brindisi, avec qui il a été relégué en LegaDue, le petit meneur (1,78 m) devra prouver qu’il a muri afin de réussir à Dijon. Nul doute que Jean-Louis Borg a de beaux projets pour lui. Toujours est-il que le poste de meneur remplaçant paraît un peu court avec le seul Anthony Christophe, de retour en Pro A après avoir connu la Pro B et la NM1 pendant 6 ans, pour jouer en rotation.

Sans être transcendant, l’effectif dijonnais à ce qu’il faut là où il faut. De quoi jouer les trouble-fêtes et se glisser dans la course aux playoffs. A défaut, l’équipe devrait naviguer aisément dans le ventre mou du championnat. Enfin, à Dijon, on ne peut jamais être sûr de rien…

L’effectif 2011-12 :

Sean Marshall, Lens Aboudou, Zach Moss, Andre Harris, Jérémy Leloup, David Melody, Samba Dia, Elson Mendy, Rob Lewin, Anthony Christophe, Bobby Dixon

 Le joueur à suivre : le collectif

Ça a souvent été la même rengaine côté dijonnais : de belles équipes, une mayonnaise qui ne prend pas et la moutarde qui monte au nez de certains. Un problème tellement récurent que le label « faire une Dijon » avait failli être déposé avant que le club ne tombe en Pro B. En se débarrassant de quelques gros caractères, notamment dans les coulisses, le club a semble-t-il fait table rase de ce passé douloureux. Jean-Louis Borg s’est donc entouré de joueurs de devoir prêts à donner des coups aussi bien en attaque qu’en défense sans pour autant pleurer sur leurs manques de tickets shoots. Ne vous étonnez donc pas de voir une marque extrêmement bien répartie entre chaque joueur cette saison. La JDA l’a montré lors des matches de préparation, les victoires seront collectives ou ne seront pas. Tant que tous les joueurs adhéreront à ce discours, nul doute sur le fait que Sean Marshall et ses coéquipiers pourront truster une place pour les playoffs. Mais si un grain de sable vient se mettre dans les rouages du collectif, gare à la grosse déception…

Le facteur X : Bobby Dixon

Il devra être le Jimmal Ball de la JDA version Borg. Tout est dit. Très talentueux, l’ex meneur manceau a tout pour déstabiliser les défenses adverses. Des dribbles déroutants, un shoot extérieur efficace, capable de driver malgré sa petite taille et bon passeur. Le problème vient surtout du fait que Bobby Dixon marche énormément à l’affectif. Se sentant bridé et mésestimé à l’ASVEL, il a plus déjoué qu’autre chose. Jean-Louis Borg semble l’avoir compris: le natif de Chicago a besoin de liberté pour s’épanouir. La recrue phare de l’été dijonnais aura donc les clés de la maison dans les moments chauds et se devra que guider les siens, de par l’expérience qu’il a accumulée en Italie, jusqu’aux playoffs. Si sa défense est très suspecte, notamment parce qu’il va assez rapidement payer son déficit physique, coach Borg l’a dit : la défense sera collective. On l’aura donc compris, Dixon devra se fondre dans le moule des deux côtés du parquet pour vraiment apporter une plus-values aux siens. Alors, grain de sable ou grain de folie, les supporteurs de la JDA sauront bien vite quel sera l’apport du nouveau maître à jouer de leur club.

La prévision BasketActu :

Entre la 8ème et la 12ème place. En s’appuyant donc sur les valeurs qui lui ont fait connaître les playoffs avec Vichy, Borg entend bien jouer la post-saison avec une équipe arrivant tout juste de Pro B. Le club a les joueurs pour surprendre mais aussi pour exploser en plein vol.

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