Quai 54, le récit de la mi-journée

On fait le point sur ce qui s’est passé dans la 1ère partie du Day 1 du Quai 54 2014. L’ambiance et le niveau sont déjà très chauds…

quai54-FT-400Sortez vos casquettes, enfilez vos plus belles sneakers et faites attention à vos chevilles, le Quai 54 est de retour ! Autant vous dire que ça envoie du lourd depuis 10 heures du matin. Ballers, amateurs et joueurs professionnels se sont sucdédés sur le bitume installé au Trocadéro. On a déjà eu l’occasion de voir La Relève dans ses oeuvres. L’équipe française emmenée par Johan Passave-Ducteil (JSF Nanterre) s’est qualifiée aux dépens de Staff Médical (FR). Mais une autre équipe a retenu notre attention lors de ces quarts de finale. AguiBasket, formation « constituée de plusieurs Guinéens expatriés en Europe » comme nous l’explique S. Camara, intérieur de l’équipe, est venue à bout de La Famine (France).

« On a des joueurs qui viennent d’Allemagne, de France, etc… On se réunit pour former une sélection nationale et représenter nos frères en Afrique. On veut promouvoir le basket guinéeen », poursuit-il.

Les Guinéens ont mal débuté la rencontre et longtemps couru après le score avant de réussir un impressionnant comeback qui a enflammé le public. Même si on sent l’esprit « street basketball » au sein de l’équipe, AguiBasket s’est démarquée par son organisation : coaches, remplaçants, systèmes de jeu, etc…

« On forme une vraie équipe, on effectue des stages de préparation. Là on s’est tous retrouvés hier et on a commencé à s’entraîner. C’est notre 3e participation et c’est la première fois que l’on passe le 1er tour donc on est vraiment contents ».

On suivra avec attention la suite de leur parcours dans la compétition. Mais les gars d’AguiBasket ont déjà réussi à faire passer l’hymne national guinéen au pied de la Tour Eiffel.

La Relève pas là pour blaguer

Parmi les participants au tournoi, il y a bien sûr d’illustres inconnus venus d’un peu partout dans le monde, mais il y a aussi quelques VIP. Chef de file de la team « La Relève », grosse écurie du Quai 54 (vainqueurs en 2011, plusieurs fois demi-finalistes) Johan Passave-Ducteil n’est pas venu pour prendre le soleil et signer des autographes, lui qui est dans les petits papiers de Vincent Collet depuis sa superbe saison 2013 avec Nanterre. Avec ses gars « Loum » aux longs segments, « Haïti » (MVP du match contre le Staff Médical) ou « L’Animal », le pivot parisien a fait respecter son statut pour permettre à son équipe d’avancer dans le tournoi sous les yeux d’Andrew Albicy, assis aux premières loges. Clairement des prétendants au trône laissé libre par La Fusion, non présente cette année.

Défense et agressivité de mise !

quai54-vueLe réflèxe quand on assiste à un tournoi de streetball, c’est de se dire qu’on va assister à une parodie de basket et que ça va se finir en concours de tomars et de alley-oops. Sauf qu’au Quai 54, on n’est pas au All-Star Game ! Certes il y a un peu de déchet et quelques gars franchement brouillons – surtout le premier jour-, mais l’intensité et la dureté y étaient. Entre les Kids of Congo, Evolution, The Next Step, La Relève, La Famine, le Staff Médical, les Néerlandais d’Open Run (si si, on joue au basket aux Pays-Bas), la team Django du massif « JBAM » et les snipers lettons de la Ghetto Family, on a pu voir quelques belles batailles et même un peu de vice coudes à l’appui pour faire le ménage dans la raquette.

Si l’on assiste à des rencontres bien engagées, certains joueurs sont tout de même prêts à faire le spectacle. Illustration ce matin avec Francis Mudjani, joueur de Clichy monté sur ressorts. Ce dernier a bien failli placer le dunk de la journée. Lancé en contre-attaque il a essayé de monter au-dessus d’un défenseur présent face à lui, lequel a fait faute pour éviter l’humiliation ultime !

« C’est normal ça, j’ai l’habitude de le faire. J’en ai placé plusieurs des comme ça en match », nous a confié le joueur après la rencontre perdue par les Kings of Congo.

Il nous a également invité à jeter un oeil sur Youtube pour apprécier certains de ses tomars. Effectivement, c’est du lourd !

 

On a croisé :

– Quelques meufs qui auraient eu leur place dans la rubrique Hoop Babe de REVERSE
– D’autres qu’on aurait même pas mis dans la rubrique granny de Femme Actuelle
Lance Stephenson, ou plutôt son sosie « L’Animal » de la team La Relève.
– Le fils caché de Khalid El-Amin et Derek Fisher, l’habitué du Quai « Pit », lui aussi de la team La Relève.
– Mokobe, le vrai, avec de la punchline qui fait du bien pour charrier des membres du public.
Kadour Ziani, qu’on aurait bien aimé voir aller claquer quelques tomars pour montrer qu’il peut encore faire taire les jeunes.
Ali Traoré, sans doute le seul à avoir trouvé le soleil supportable après ses quelques mois passés au Liban.
– Et un certain Carmelo Anthony… avec qui on va aller discuter dans quelques minutes.

Quelques tweets :

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