Révolution à l’Olympiacos !

C’est un tournant inattendu que vont devoir affronter conjointement les Reds et le basket Grec.

Talkbasket.net relaie l’information aujourd’hui : les financiers de l’Olympiacos, les frères Angelopoulos, seraient sur le point de quitter le navire. Original pour des armateurs.

Voici la traduction du communiqué officiel :

« Notre engagement avec l’Olympiacos était purement basé sur notre amour pour le club et le basketball, sans vraiment espérer quoi que ce soit en retour. Nous avons décidé de financer le club à partir de 2004, et en 2006 nous avons pris le contrôle actif du management, pour devenir actionnaires majoritaires définitivement en 2009.

Nous avons fait en sorte d’atteindre certains buts fixés et nous en sommes fiers :

  • L’Olympiacos est devenu une équipe respectée en Grèce et en dehors.
  • Nous avons investi dans de grands noms, joueurs ou coaches, afin d’être, année après année, une équipe compétitive au plus haut niveau Européen.
  • L’équipe a participé à plusieurs F4, après plusieurs années d’absence, et a joué une finale d’Euroleague 13 ans après la dernière. Nous avons également gagné un nombre record de matches de championnat en 2009 et 2011, passé une saison complète sans défaite et gagner deux coupes nationales.
  • L’Olympiacos a payé 50 000 000 $ de taxes au gouvernement. La question se pose de savoir si un club a payé autant ces dernières années.

Toutes ces années, nous avons choisi de suivre un chemin différent de celui que nos adversaires utilisent.

  • C’est notre choix que de ne pas nous impliquer sur ce qui se passe « en coulisses », de ce qui contrôle et influence les ligues, équipes, championnats. Nous ne voulions pas et nous ne l’avons pas fait. Le succès qui vient de l’intimidation et du favoritisme des arbitres n’est pas un succès. Point.
  • C’est notre choix de nous investir officiellement auprès des instances officielles de notre sport de manière ouverte et officielle.
  • C’est notre choix de ne pas financer et supporter une presse partisane, ou tout autre média autrement que par de stricts rapports professionnels, sans contraintes et en toute indépendance.
  • C’est notre choix que d’entretenir une relation saine de respect mutuel avec nos fans.
  • C’est notre choix de lutter contre la violence, avec les moyens que nous avons, peu importe d’où cette violence vient. Nous nous y sommes employés cette année, avec l’aide de nos fans.

Encore une fois cette année, les décisions d’arbitrage et l’influence bien connue ont déterminé le champion. Pourquoi ne pas parler de l’arbitrage grec ?  De ceux qui ont, à plusieurs reprises, lésé le club. Ils sont impunis et finalement récompensés et promus. Pourquoi ne revendiqueraient-ils pas leur record du monde de 18 LF à 2 lors du game 2 de la finale, quand nous menions de 10 pts ?

La dernière rencontre des finales a été jouée dans des conditions qui n’auraient pas du permettre au match de se dérouler : sécurité débordée, entrée illégale de centaines de fans sans tickets, pas de zones tampon, présence intimidante de gens derrière les bancs et la table de marque, malgré la diffusion à la télévision nationale, et la présence de la police. Qui n’a rien fait.

Nous ne renions pas notre responsabilité, nous ne l’avons jamais fait et nous ne le ferons jamais. La critique, même difficile, ne nous a jamais dérangé. Et pour les attaques sans éthique ni respect, la seule voie est la justice.

C’est notre philosophie et nous sommes fiers de penser que tout au long de notre implication au club, nous n’avons jamais renoncé à ces valeurs.

Toutes ces années nous avons combattu le « système », pourtant dur à bouger, et qui a tenté d’anéantir nos efforts d’obtenir ce que notre équipe et nos fans méritaient.

En se basant sur tous ces constats, et parce que nous n’avons plus de solutions en terme d’éthique, de raison et sur le plan légal, nous quittons l’Olympiacos et le basketball grec dégoutés et endoloris.

Merci à tous ceux qui se sont battus avec nous et qui ont cru en nous. »

 

Visiblement une bonne louche pour le Pana au passage, ainsi que pour les errements de la fédé grecque, de l’ESAKE et des institutions en général.

Le départ des frères Angelopoulos, la vente prochaine du Pana : Ca sent la crise dans le basket héllène, à l’image du pays.

Comments
Un peu de LNB, un peu d'Euroleague, beaucoup de bonheur...

Commentaires (4)

  1. Jay Williams

    Et là ce n'est pas moi qui l'a dit (pour la crise dans le basket grec).

    Par contre je n'ai vu que le dernier match de la finale grecque, et je n'ai pas vu de problèmes d'arbitrages? Peut-être sur les match précédents. Ceux qui les ont vu peuvent peut-être nous en parler.

  2. Burt Cassander

    et le coach du Pana qui veut une Euroleague sur le modèle de la NBA … C'est pas gagné !!

    ça ressemble plus à un chant du cygne qu'autre chose. Que la fédé hellène soit pourrie je veux bien, mais ils se dédouanent sur le coup ; "on a rien gagner d'autre que des coupes de Grèce mais c'est pas notre faute" …

    Et la lutte contre la violence, les supporters de l'Oly sont quand même sacrément gratinés dans le genre et ont encore fait parler d'eux dernièrement, donc faut pas trop se vanter quand même !!!