Ricky Rubio doit-il muscler son jeu ?

Ricky Rubio pense déjà à combler ses limites athlétiques pour mieux résister à ses adversaires.

Ricky Rubio n’a que vingt ans (il en prendra 21 en octobre) et pourtant bien des vétérans FIBA n’ont pas son expérience internationale. Après avoir accroché consécutivement une finale olympique, un titre européen, une Euroligue et une Liga ACB à son palmarès, il attaquera dès novembre (si cette petite histoire de CBA est réglée) sa conquête de l’Amérique, sans doute l’une des parties les plus dures qu’il aura à remporter depuis qu’il foule les parquets.

L’enfant-prodige du basket espagnol, actuellement en préparation pour l’Euro avec la Roja qui « va jouer à fond la médaille d’or [..] mais qui doit surtout s’assurer un ticket olympique », savait ce qui l’attendait en signant pour jouer sous les couleurs des Wolves mais prend ce challenge comme un énième défi a surmonter.

« J’approche ceci avec plus d’espoir que de peur et en ayant un grand respect des choses », a-t-il déclaré au site de la FIBA.

« J’ai un énorme désir de vivre cette aventure, sur et en dehors des parquets. Je n’avais jamais déménagé avant. Je veux faire ce changement de culture mais sans perdre ce qui me lie à ma famille. »

Le changement sera surement physique dans un premier temps puisque le jeune meneur compte prendre du muscle pour pouvoir résister aux guards athlétiques, de type Westbrook ou Rose.

« Je pense que ca va être plus physique. Il va falloir que je soulève des poids », a-t-il expliqué.

On espère néanmoins que le guard d’ 1m93 et 82 kgs ne perdra pas sa fluidité naturelle et sa propension à déstabiliser ses adversaires par ses dribbles en mettant trop de masse physique sur son corps pour compenser son déficit athlétique. Bien qu’un renfort musculaire s’impose pour supporter la litanie des 82 matches d’une saison régulière (les playoffs ne sont pas fournis en série chez les Wolves et Kahn a décliné l’option les précédentes saisons), on espère que les préparateurs physiques de Minnesota ne nous sortiront pas un Kukoc 2.0 avec le longiligne espagnol. « La Panthère Rose » traînant son corps bodybuildé et y laissant une partie de ce qui faisait son génie est un souvenir douloureux pour les amateurs de basket extraverti et non-conventionnel, malgré ses 3 bagues de champion et une carrière plutôt décente dans la Ligue. Espérons qu’il s’inspirera plus d’un Parker qui s’est tranquillement et progressivement renforcé musculairement, sans perdre de sa vitesse.

Néanmoins, Rubio a aussi pour l’instant des préoccupations plus terre à terre concernant sa venue dans les villes jumelles de Minneapolis et St Paul.

« Il faut que je trouve une maison où la neige ne m’empêche pas de sortir. Mes coéquipiers m’ont déjà dit où chercher », a expliqué le natif d’El Masnou, pour qui l’hiver au Minnesota va être en lui-même l’expérience d’une vie.

A n’en pas douter, Ricky trouvera sûrement de l’aide auprès de ses voisins pour déneiger la sortie de garage, pour peu qu’il emmène la franchise vers une saison positive (on n’ose sûrement pas déjà rêver aux playoffs pour ce qui fut encore la pire franchise de la Ligue la saison dernière avec son bilan de seulement 17 victoires pour 65 défaites).

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Comments

Commentaires (3)

  1. OscarAbine

    Combien de comms entre "Rubio surcôté" et "Ricky star" ?

    Suspense insoutenable…

  2. Helpless

    Personne ne lui a conseillé de bosser son shoot avant de vouloir ressembler à Dwight Howard?

    Sérieusement,je ne pense pas que le physique soit son plus gros point faible…