Sergio Scariolo : « Ce n’était pas mission impossible »

Sergio Scariolo se disait fier de son équipe et de ce qu’elle a montré dans cette finale.

On peut le trouver parfois trop content de lui, mais Sergio Scarioloavait raison ce soir d’être fier du travail accompli par son équipe. Arriver à sortir son meilleur match du tournoi face à la meilleur équipe, au meilleur moment, ce n’est pas donné à tout le monde et c’est ce que l’Espagne a su faire.

Derrière un fantastique duo de joueurs, Juan Carlos NavarroPau Gasol, la Roja a su faire douter l’équipe américaine jusqu’au bout et trouver, encore et encore, les solutions pour revenir lorsqu’elle était sur le point de lâcher. Une performance qui n’a pas étonné le coach qui s’est d’ailleurs adressé aux journalistes en conférence de presse pour leur demander de faire preuve de plus de patience à l’avenir.

« Prenez votre temps avant de juger une équipe ou des gens sans savoir exactement ce qui se passe », a-t-il suggéré.

« Parfois vous ne savez pas pourquoi ils ont du mal, prenez votre temps. Respectez leur personnalité, leur attitude et leur cœur. Je n’aurais pas dit que ce match était mission impossible pour nous. Nous voulions gagner ce match, c’est pour ça qu’on était venus. Parfois, dans ce type de situation, les joueurs arrivent à se sublimer et à dépasser leurs qualités intrinsèques de basketteur. »

Scariolo regrettait simplement ne pas avoir eu plus de temps pour préparer ce match.

« On a manqué de temps, parce que quand tu essaies de faire un upset, tu as besoin de plus de temps pour t’adapter. Je pense qu’on a réussi à les déranger un peu, mais on aurait peut-être pu faire mieux. »

La zone proposée par l’Espagne a effectivement bien fonctionné en forçant Team USA à jouer sur demi-terrain, limitant ainsi les contre-attaques. En tout cas, Scariolo n’a pas voulu donner de réponse ferme sur le fait qu’il continue ou non avec la sélection pour les années à venir.

« Je suis très heureux que la fédération ait envie que je continue. Mais ce n’est pas encore le moment pour qu’on parle de ça. Il est trop tôt, il faut que je prenne en considérations tout ce que cela implique », a-t-il expliqué.

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Comments
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Commentaires (4)

  1. MiLissounga

    Scariolo, c'est un patron. Il a proposé des choses, gèné les étatsuniens, jusqu'au bout. Comme Blatt, Brown, Lamas et dans une moindre mesure Krzyzewski, c'était un des coachs de ces jeux.

  2. JCVD

    Il faut reconnaître ça aux espagnols, ils n'ont pas hésité à aller chercher un italien comme coach…parce que c'était le meilleurs disponible.

  3. Testo

    "Ce n'était pas mission impossible"…. mais un peu quand même, du moins assez pour vouloir les éviter en demi.