Shelden Williams a-t-il enfin trouvé ses marques ?

Le pivot de l’Elan semble monter en puissance pour le plus grand plaisir de Greg Beugnot et de ses coéquipiers.

Arrivé en septembre dernier pour succéder à Alade Aminu dans la peinture chalonnaise, Shelden Williams a mis du temps avant de pouvoir trouver ses marques dans ce championnat français si particulier. Mais grâce à l’aide de ses teammates et avec un minimum de patience, l’ancien pensionnaire de Duke semble enfin être en mesure d’exploiter son potentiel pour se fondre au collectif du champion en titre.

« L’équipe a besoin de lui et on l’aide à devenir meilleur. Shelden comprend bien le jeu et il a toutes les armes pour devenir un pivot dominant », explique Blake Schilb dans le JSL.

D’abord blessé, l’ex-NBAer avait observé deux semaines de repos à son arrivée dans le club. Sur et en dehors du terrain, Williams a dû s’adapter à son nouveau train de vie. S’il a petit à petit découvert les habitudes françaises, comme les déplacements dans un avion de 14 places, la recrue de l’Elan a mis du temps avant de s’exprimer pleinement sur le parquet.

Dimanche dernier, Chalon a bien failli passer à la trappe à Poitiers. Mais en association avec Steed Tchicamboud, Williams a excellé et s’est montré décisif.

« N’oublions pas que Shelden découvre le basket européen. Après plusieurs saisons en NBA, il est frustré d’avoir perdu les fondamentaux qu’il avait acquis à Duke. Il y a encore une semaine, on ne parvenait pas à l’exploiter dans notre jeu. Ça manque encore de timing mais on a réussi aujourd’hui à amener le ballon à l’intérieur. On a eu une bonne alternance », analyse Beugnot dans les colonnes du quotidien local

Une semaine plutôt, le pivot US avait été bien utile dans la peinture sans pour autant apporter au scoring (4 pts à 2/5, 6 rbds et 2 ctres en 22 min). Même rengaine lors de sa première sortie européenne au Colisée face à Gdynia jeudi dernier. Auteur de 8 pts et 9 rbds en 20 min, Williams avait mis du temps à rentrer dans son match, à l’image de toute l’équipe.

Les Chalonnais ont également dû de leur côté s’habituer à jouer avec un pivot au profil bien différent de celui d’Aminu.

« Là, il faut que l’équipe exploite Shelden en position basse. Il y a du mieux, même si les timings ne sont pas encore parfaits. J’aimerais bien aussi que les automatismes s’améliorent entre les postes 4 (Lauvergne, Evtimov) et Shelden. Après, nous devons aussi trouver un meilleur relationnel dans le jeu avec Brion (Rush). »

« Il fallait attendre. On apprend à jouer avec lui. Il a un profil différent de celui d’Alade Aminu. Shelden est un pivot de poids, qui joue près du cercle et au sol », ajoute Steed Tchicamboud.

Williams va avoir l’occasion de confirmer sa progression à l’occasion du déplacement de l’Elan à Berlin jeudi avant d’enchaîner sur la réception de Nancy lundi.

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Comments

Commentaires (8)

  1. GW

    "Après plusieurs saisons en NBA, il est frustré d’avoir perdu les fondamentaux qu’il avait acquis à Duke."

    Et le pire c'est qu'il a évolué sous les ordres de Rivers, Karl ou D'Antoni…

    On peut faire le même triste constat avec Sean May qui excelle en pick and roll, mais qui n'a pour l'instant jamais montré son jeu dos au panier et est souvent en retard dans son placement en défense de zone…

  2. xav_193

    Il quand même une tête bizarre…Son front paraît immense sur la photo !!!

  3. valp30

    J'avoue ne pas comprendre votre titre… Dès son deuxième match de ProA il claque 22 d'eval. Pourquoi "enfin" ???

  4. SeanE

    D antoni n est pas forcement un tres bon coach.