Steed Tchicamboud : « Ca sera à l’équipe qui a le plus d’envie »

Le dernier arrivé des Bleus nous livrent son ressenti à quelques jours de la grande bataille France-Grèce.

Ton étiquette de rookie et de dernier arrivé, tu l’as jetée aux oubliettes ?
C’est fini ça. Depuis le premier jour, je ne suis plus le petit rookie. Je suis directement rentré dans le bain et j’me suis lâché comme je sais le faire. Et les autres m’ont accepté dans ce rôle-là.

Et dans le jeu, tu te sens à l’aise maintenant avec les systèmes ?
Ouh là non ! Encore aujourd’hui, je connais vite fait les systèmes. Quand je discute avec TP, lui il les connaît par cœur. Ce sont les systèmes de San Antonio en même temps donc il sait quand il doit attaquer, quand il doit lâcher le ballon, il connaît toutes les petites failles et tout.

Comment tu t’adaptes ?
Sur une grande compétition comme ça, c’est chaud mais je m’adapte en jouant mon rôle de meneur-gestionnaire. J’attends que le ballon arrive à moi et je prends mes shoots ouverts à 3 pts.

Ca fait maintenant deux semaines que vous êtes là. Après avoir enchaîné, vous avez quelques jours sans matches. La pression redescend ?
C’est très très long. Là je me rends compte qu’on est en quarts de finale et que si on perd, tout ce qu’on a fait avant n’aura servi à rien. Quand le coach a commencé à nous en parler ce matin, j’me suis dit : « Putain si on perd c’est fini ». J’en ai parlé avec Tony et il a hâte d’être à jeudi pour voir ce qu’il va se passer.

Comment tu réagis aux critiques de la presse espagnole concernant votre défaite face à l’Espagne ?
Moi j’avais rien lu encore. Ce sont les joueurs qui sont revenus de conférence de presse qui nous ont dit que les « journalistes » l’avaient mal pris. Nous on fait notre championnat d’Europe. On sait que nos joueurs devaient se reposer à cause des pépins physiques et autres. Maintenant j’espère qu’on va sortir un grand match pour le quart.

Derrière l’affiche France-Grèce, il y a un grand passif. Tu n’étais pas en équipe de France à cette période mais est-ce que ça représente tout de même quelque chose pour toi ?
Je m’en rappelle. Je l’ai vu même. Tony, quand il a su qu’on tombait sur les Grecs, il a dit que ça serait la vengeance de la dernière fois et qu’on ne pouvait pas passer à côté de ce match.

Là c’est un quart de finale. Match crucial ?
Avant on était en poule donc la défaite est pas trop grave dans le sens où elle n’est pas signe d’élimination. Mais là ! La pression monte !

Comment vous percevez cette équipe grecque qui a subi beaucoup de changements.
Ils ont des joueurs absents : Diamantidis, Papaloukas. Nous on est au complet et on a fait un bon début de championnat donc on n’a pas le droit à l’erreur.

Qu’est-ce qui fera la différence ?
Ca sera à l’équipe qui a le plus d’envie. Nos joueurs cadres se sont reposés donc on va tout donner jeudi.

Vous êtes confiants ?
Aujourd’hui, avec tout ce qui s’est passé en première phase, on se dit que c’est à notre avantage. Le match de l’Italie où Tony se blesse mais qu’on gagne, les dernières possessions du match contre la Serbie qu’on parvient à gérer. Tu te dis que la roue a tourné et j’espère que ce sera encore le cas jeudi.

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Comments

Commentaires (3)

  1. maksim

    "Ce sont les systèmes de San Antonio en même temps"

    0_o

    Pas que ça j'espère !!!

  2. Kikilefada

    "Nous on est au complet" haha ! Si on était au complet je pense pas qu'il serait dans l'équipe!