Stephen Brun revient sur les raisons de sa retraite

Dans une longue interview pour le site de la LNB, Stephen Brun est revenu sur les raisons de sa retraite sportive.

Stephen BrunUpdate : Néo-retraité, Stephen Brun est revenu sur le site de la LNB sur les raisons qui l’ont poussé à prendre sa retraite sportive. « Je ne pars pas dans l’inconnu. Et à côté de ça, j’ai de plus en plus de mal avec le basket professionnel. Moi quand j’étais jeune, j’avais beaucoup d’affinités avec les joueurs plus âgés, je buvais leurs paroles, leurs souvenirs de victoires, leurs anecdotes… Or là je me retrouve à être le plus vieux de l’équipe et je n’ai pas cette fibre de transmettre aux plus jeunes, je n’ai pas ça en moi. Et puis j’ai du mal avec le manque d’envie de certains coéquipiers que j’ai pu avoir […] Aujourd’hui les jeunes pensent surtout à l’argent qu’ils peuvent gagner, quel que soit le pays, moi quand j’avais 20 ans, je voulais jouer dans le meilleur championnat possible. C’est un choix que je respecte, ce n’est pas une critique mais moi j’ai du mal là-dedans, comme les mecs qui arrivent deux minutes avant l’entraînement tout au long de l’année. Ca me conforte dans le but de passer à autre chose« .

08.04 C’est un personnage du basket Français qui va tirer sa révérence. Stephen Brun vient d’annoncer sur son compte Instagram que cette saison serait la dernière après 16 ans d’une carrière qui a débuté là où elle va se conclure, à Cholet. Passé par dix clubs (Cholet, Asvel, Nancy, Nanterre, Boulogne, Gravelines-Dunkerque, Nantes, Mulhouse, Lausanne (Suisse) et Split (Croatie)), l’intérieur qui compte 15 sélections en Équipe de France, a notamment fait partie de l’aventure extraordinaire du titre de champion de Nanterre en 2013. Il a également été champion de France avec Nancy en 2011.

Lorsqu’à 18 ans, j’ai embrassé à pleines lèvres une carrière de basketteur au centre de formation de Cholet, prêt à fouler les parquets du monde entier, jamais je n’aurais pensé que viendrait un jour l’heure de sortir de la raquette (bien qu’il ne s’agisse pas de mon lieu de prédilection sur le terrain ndlr), de remettre mon survêt pour de bon, bref, de raccrocher mes baskets. Du parquet j’en ai bouffé, ici et là, en France et ailleurs. J’ai vu des vestiaires dont certains sentaient mieux que d’autres. Au cours de ces 15 dernières années, j’ai rencontré des gens fabuleux dont le souvenir restera allumé dans ma tête lorsque les projecteurs se seront définitivement éteints. Des coaches, des coéquipiers, des bénévoles comme des présidents de clubs, mon agent Christophe, à mes côté depuis le début. A toutes ces personnes je voudrais dire merci, tout simplement, merci d’avoir croisé ma route, merci d’avoir parfois croisé le fer, merci de m’avoir accepté tel que j’étais, moi qui n’ai jamais joué un personnage que je n’étais pas, qui suis toujours resté moi-même en toute honnêteté, ce qui ne fût pas tous les jours facile. Merci aussi au basket qui m’a tant donné ! Qui m’a permis de représenter mon pays ! Toutes ces heures passées sur les parquets laisseront dans mes yeux des étincelles qui ne s’éteindront probablement jamais. Merci à ce sport fantastique qui m’a permis de rassembler ma famille et mes amis un soir de juin à Coubertin. Quoi d’autre que le basket aurait pu réaliser ce tour de force ? A l’heure de faire mes adieux au monde professionnel, faut-il donner une justification à mon départ ? Oh ma carcasse serait encore en état de disputer quelques matches, mes yeux ajustent encore un panier à 3 points comme au premier jour, mais disons simplement que j’ai peut-être perdu un peu de mes illusions, disons que je n’adhère peut être tout simplement plus à une certaine idée du basket pro et de son vestiaire qui n’est pas la mienne. Alors à l’heure de tourner cette page et d’en écrire une nouvelle, je vous dis merci, merci à tous, tout simplement et à bientôt devant vos écrans,  dans vos oreilles ou même sur un terrain….

Une photo publiée par Steph. Brun (@wunderkiddirk) le 7 Avril 2016 à 22h51 PDT

Tags :
Comments

Commentaires

Comments are closed.