Strasbourg : Do or die !

Ce soir à 19h30, Strasbourg défiera Trente et tentera de s’imposer avec au moins 7 points d’écart pour atteindre la finale de l’Eurocup et réaliser la plus grosse performance de son histoire européenne.

Rodrigue Beaubois CF ADL

A 19h30, Strasbourg disputera le match le plus important de son histoire européenne, qui a débuté en 1994. La SIG a l’opportunité de devenir la première équipe française à disputer la finale de l’Eurocup. La tâche s’annonce néanmoins compliquée puisqu’il lui faudra s’imposer de 7 points sur le parquet de Dolomiti Energia Trento. Et si les Alsaciens sont généralement excellents à l’extérieur cette saison (4 victoires, une défaite), Trento ne s’est incliné qu’à deux reprises à domicile. Bref, si les Strasbourgeois veulent découvrir le parfum d’une finale européenne, il leur faudra être bien meilleur qu’à l’aller.

Ça commencera par plus de patience. Le match est long et il n’y a « que » 6 points à remonter : il ne s’agit donc pas de se précipiter, ce qui, bien plus encore que leur manque d’adresse, leur a coûté la première manche selon Vincent Collet :

« C’est davantage dans la construction, dans la patience, qu’il faudra être meilleur. Au Rhenus, nous étions dans le rush, pour revenir d’abord, pour égaliser ensuite ».

A l’aller, le plan de jeu défensif strasbourgeois était principalement de contenir le drive à des Italiens habituellement très forts dans l’attaque du cercle. Mais la SIG s’est du coup retrouvée un peu trop spectatrice sur les shoots extérieurs dans le premier quart, ce qui l’a obligée à courir après le score :

« Le but était de les empêcher de driver, mais ça ne signifie pas qu’on doive défendre tellement loin d’eux qu’on les laisse shooter », explique Mardy Collins au site de l’Eurocup. « C’est ce qui a changé (après le premier quart-temps). Dans le deuxième quart, on a commencé à développer notre défense habituelle et à être plus intelligent pour déterminer qui on pouvait laisser shooter et qui on pouvait laisser attaquer le cercle. On a juste élevé notre niveau d’intensité. »

On peut en tout cas compter sur Vincent Collet pour préparer minutieusement ce match. Le coach de la SIG, qui tient là l’occasion de prouver qu’il est l’un des meilleurs coaches européen, a montré qu’il était particulièrement bon quand il s’agissait de tirer les leçons d’un match 1 :

« Le coach est très bon pour faire des ajustements (entre deux matches) », poursuit l’ancien des Knicks sur le site de l’Eurocup. « Quand on a joué contre Oldenburg, nous avons joué en premier à domicile, nous n’avons pas fait un grand match mais nous n’avons perdu que de deux points. Je pense que le coach a fait des ajustements excellents. »

L’autre clé sera bien évidemment la capacité de Mardy Collins et Rodrigue Beaubois à rebondir après un match aller pas franchement flambloyant :

« Il ne suffira pas de faire un bon match, il faudra faire un grand match pour passer. Et les meilleurs joueurs doivent répondre présent », affirme Vincent Collet. « Mardy Collins est un grand joueur, qui a été décisif dans nos matches victorieux à l’extérieur. Dans ces compétitions relevées, il est indispensable. »

Niveau effectif, l’autre bonne nouvelle, c’est bien évidemment le retour de Matt Howard. Logiquement, il n’est pas encore à son meilleur niveau et manque de rythme après un mois d’absence, mais le match contre Nanterre l’a sans doute préparer dans l’optique de filer ce soir un coup de main (notamment sur Davide Pascolo) qui pourrait s’avérer très important.

Bref, si Trente compte bien enchaîner une neuvième victoire à domicile en 11 matches, la SIG a toutes les cartes en main pour arracher ce match et réaliser la plus belle performance de son histoire.

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