Strasbourg prend sa revanche

Battus par Nancy mardi en Coupe de France les Strasbourgeois ont pris leur revanche en championnat en s’imposant (82-73). Une victoire qui leur permet de continuer à espérer jouer les playoffs.

« On a battu une équipe de Nancy tout à fait correcte. On peut parfois battre des équipes fortes quand elles ne sont pas très bien, mais là ce n’est pas le cas. On les joue quand ils se refont la cerise, on a eu le mérite de les battre à ce moment-là. »

Vincent Collet pouvait être satisfait à l’issue de la rencontre remportée face aux Nancéiens. Le coach strasbourgeois allait même jusqu’à dire que ce deuxième duel face au voisin lorrain était le meilleur match de l’escouade alsacienne.

Pourtant, pour décrocher cette victoire, les Strasbourgeois ont été contraints de cravacher et, surtout de tenir leur raquette, secteur où, contrairement au match de Coupe de France, les Nancéiens n’ont pas réussi à trouver de solution. Impérial mardi, Akin Akingbala affichait cette fois une petite forme. Très vite en tête (11-66, 4e’), les Alsaciens voyaient leurs adversaires revenir à hauteur (11-11 puis 15-15). Les deux équipes, appliquées en défense, faisaient jeu égal et le score en témoignait (20-20, 10e’).

Dans le deuxième quart, les hommes du Sluc se relaient pour scorer à trois-points, alternative destinée à pallier leur incapacité à dominer les Strasbourgeois à l’intérieur. Amagou (15 pts) Moerman et Linehan sont incroyables de réussite et le festival des Lorrains au shoot longue distance n’en est qu’à son début. Côté strasbourgeois, Greer en seconde lame ou en passeur décisif, impose sa marque sur la rencontre (15 points, 10 rebonds, 7 passes décisives et 31 d’évaluation pour le Dominicain) et Anderson, Oliver et M’Baye permettent à la SIG de rivaliser. Un panier de Kurz encore une fois à trois-points réduit la différence et Nancy n’est qu’à une toute petite longueur à la mi-temps (38-37).

Dans le 3e quart, la SIG creuse un léger écart grâce à De Jong, qui n’avait pas disputé la rencontre de Coupe de France, Oliver (13 pts, 5 rbds) et M’Baye (48-40, 25e’). Shuler et Moerman (11 pts, 2 bds) colmatent partiellement la brèche (48-44) mais les Strasbourgeois repartent de l’avant et creusent le plus gros écart du match (54-44, 27e’). Mais la bonne passe de Moerman et la réussite à trois-points de Grant, Kurz et Linehan aident Nancy à revenir au score.

« On a su garder le cap, se félicitait Vincent Collait. On aurait pu sur al déferlante à trois points perdre confiance en notre défense. J’ai eu peur que les joueurs lâchent face à cette réussite » (59-56).

La SIG continue de tenir sa raquette et tout reste à faire pour les deux équipes jusqu’à la 37e’ qui marque assurément le tournant du match (69-69). Anderson et sept points d’affilé de De Jong, qui réalise là sa plus grosse perf’ de la saison (13 pts dont 3 dunks), font décoller la SIG (78-72). Greer en rajoute une couche. En face, le Sluc perd pied et ne reviendra jamais sur son adversaire du soir.

« On est en vie, on a un calendrier compliqué mais on a fait ce qu’il fallait pour continuer à avancer », évaluait Vincent Collet.

La route vers les playoffs est encore longue, mais Strasbourg peut encore poursuivre son chemin avec l’espoir d’intégrer le Top 8.

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Comments

Commentaires (10)

  1. AND11

    Quel coaching incroyable de Monschau… Il est vraiment temps qu'il aille voir ailleurs ce mec… Complètement incompréhensible sa gestion de l'effectif..

    Bon sinon match énorme de Greer. C'est dommage que Air Max soit aussi peu utilisé en attaque mais défensivement c'est toujours un monstre. Et Kenny Grant, malgré le coaching de Monschau, arrive encore une fois à sortir un gros match.

  2. A-Sir

    Le SLUC existait à la 8ème place du championnat avant JLM, oui.

    Et puis la fin de cycle, c'est la deuxième fois qu'on nous l'annonce. Voire la troisième après le départ de Kirksay. Faut peut-être apprendre de ses erreurs à un moment donné.

  3. AND11

    Je parle de fin de cycle à la direction. Pas dans l'équipe sportive.

    Et sans JLM on a gagné une coupe d'Europe. Le sluc était déjà entrain de monter en puissance depuis plusieurs années (agrandissement de gentilly, participation aux PO, hausse du budget).

    Il a aussi bénéficié de la finale en 1 match et de l'écroulement du grand Pau Orthez.

  4. A-Sir

    Oui finalement avec ou sans Monschau, on aurait fini par gagner deux titre. Ou par aller en finale 4 fois de suite.
    Quelle mauvaise foi, c'est effrayant.