Sylvain Lautié : « Il fallait tirer le signal d’alarme »

Le week-end dernier, Boulazac a subi la loi de Saint Vallier et la sanction a été lourde (69-46).

Une défaite qui a encouragé Sylvain Lautié à se retirer du club dès le lendemain.

Arrivé à la tête de l’équipe en 2009, Lautié a eu carte blanche pour mettre en place son effectif cet été. Mais la mayonnaise ne semble pas avoir prise au point que Boulazac s’éloigne petit à petit des playoffs. Une situation que Sylvain Lautié ne digère pas au point de présenter sa démission. Dans une interview donnée au Sud Ouest, il est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision :

« J’ai précisé au groupe pourquoi. Quand les choses ne vont pas, et comme c’est moi qui aie monté cette équipe, il faut assumer. À un moment donné, je dois prendre mes responsabilités. Là, la mission est compromise, même si elle n’est pas terminée. Il fallait tirer le signal d’alarme. J’avais deux options. Les dirigeants acceptaient ma démission ? Tant pis, car je n’aime pas quitter le bateau comme ça. Ils l’ont refusé ? Je comprends aussi. Je veux que les dirigeants soient libres et sereins de prendre leurs décisions. »

Une démission que Jacques Auzou, président de Boulazac, n’a pas accepté. Hier soir, lors de l’entraînement, Laurent Rouquié, président de la SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle), a d’abord pris la parole avant de laisser les joueurs discuter entre eux. L’entraînement s’est ensuite déroulé normalement avec Sylvain Lautié à la baguette.

Le technicien a donc tout de même reconnu sa part de responsabilité :

« L’idée, c’était de mettre en place des binômes, des complémentarités. Avec les blessés, nous sommes tombés dans de grandes difficultés. Et quand il y a des absences, ceux qui jouent doivent faire plus. Alors, quand ça ne répond pas présent, c’est la mise en place de ce système qui met les joueurs en difficulté. Malick (Badiane) n’est pas venu à Boulazac pour faire plus, mais pour faire ce qu’il a à faire. Avec Adjiwanou… »

Et selon lui, cet incident n’aura aucune conséquence sur la motivation de ces joueurs ce soir :

« Perdre comme ça, ce sont des choses qui arrivent. Les joueurs ne s’en foutent pas. Ce n’est pas volontaire. J’ai l’espérance de croire que ce sont des professionnels. Simplement, l’équipe a été mal faite. Par moi. »

Le non-match de Boulazac n’a pas été impuni. De retour de Saint-Vallier, les joueurs ont été convoqués à 4h30 du matin pour un entraînement :

« Il fallait marquer le coup. C’est aussi dur pour les joueurs que pour le coach. On ne peut pas accepter ce qu’il s’est passé samedi. Au moins, ils auront eu un jour et demi pour recharger les batteries. »

Aujourd’hui, les choses semblent être rentrées dans l’ordre et tout le monde n’aspire qu’à se qualifier en playoffs pour finir la saison :

« Il y a une saison à terminer. Et à bien finir. Nous avons encore des choses à faire. Les play-offs ne sont qu’à un point. »

Ce soir, Boulazac recevra Evreux pour le compte de la 27ème journée de Pro B. Sylvain Lautié espère pouvoir compter sur le public du Palio :

« Il y a deux options : ils nous supportent, ou ils poussent un coup de gueule. Je pense que cette équipe apporte des choses aux gens. Mais il faut assumer, les bons comme les mauvais côtés. »

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Comments

Commentaires (1)

  1. OscarAbine

    Au moins, il assume. Couillu.