Team USA Vs Turquie : un premier « vrai » test ?

Le premier gros choc de cette Coupe du Monde FIBA 2014 a lieu aujourd’hui à la Bizkaia Arena de Bilbao, entre Team USA et la Turquie.

C’est simple, c’est un remake de la dernière finale mondiale qui va se jouer au Pays Basque dimanche soir. Voilà les deux raisons pour lesquelles il ne faudra pas rater un tel match :

Une bête blessée est toujours dangereuse

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé paraît-il. Pas de LeBron James. Ni de Carmelo Anthony, de Blake Griffin. Et Paul George qui se fracture le tibia un mois avant la compétition… Team USA a connu des préparations plus faciles, des nuits plus calmes. Mais qu’à cela ne tienne. Le vivier NBA paraît illimité et si les stars établies ont poliment refusé l’invitation ou se sont blessées, les jeunes loups aux dents longues sont bien là, eux.

Sincèrement, comment penser que l’Espagne est favorite pour ce mondial – certes, à domicile – lorsqu’on jette un œil au roster de team USA ? La recette de Coach K est appétissante. Kyrie Irving va prendre une nouvelle dimension cette année aux côtés de LeBron. Derrick Rose est le plus jeune MVP de tous les temps et ses matches de préparation ont été convaincants. Ajoutez à ça un probable futur MVP qu’est Anthony « mono eyebrow » Davis, le leadership tout en barbe de James Harden. Saupoudrez avec quelques joueurs prometteurs comme DeMarcus Cousins ou Mason Plumlee. Vous obtenez une équipe qui va vite. Une équipe puissante. Une équipe qui fait simplement peur. Et qui peut battre l’Espagne au complet. Même chez elle…

La revanche est un plat qui se mange froid (voire glacé)

La Bizkaia Arena sera le théâtre d’un remake alléchant : celui de la dernière finale du Championnat du Monde. Une finale remportée haut la main par Team USA, consacrant Kevin Durant comme meilleur joueur de la compétition. « Fort comme un Turc », voilà l’expression. Pour la pratique, c’est plus compliqué, surtout depuis 4 ans pour l’équipe nationale. Cette finale s’était transformée en camouflet pour l’équipe de Hedo Turkoglu, ridiculisée devant des milliers de spectateurs, des millions de téléspectateurs.

Mais voilà, les temps changent. Team USA a un autre visage aujourd’hui et la Turquie aussi : Turkoglu n’a pas été retenu. La révélation turque du dernier mondial, Ersan Ilyasova, non plus, la faute à une cheville imprévisible qui l’a beaucoup affaibli cette saison avec les Bucks. Alors qui pour mener 12 Dev Adam (les 12 géants) ? Même si son rendement cette saison avec les Rockets laisse à désirer, Omer Asik sera un atout majeur à n’en pas douter. L’équipe est constituée presqu’à 100% de joueurs jouant au pays. Les vieux loups du Bosphore que sont Kerem Gönlüm et Kerem Tunçeri tiendront la baraque comme ils ont l’habitude de le faire, le couteau entre les dents. Car s’ils ont une mission en ce début de Coupe du Monde, c’est bien de laver l’affront subi il y a 4 ans. Son jeu sera probablement le même que chez elle au dernier mondial : de la vitesse, des shoots en première intention, avec Asik en guise d’épouvantail pour dissuader les pénétrations adverses. Bien qu’amoindrie, la Turquie a flairé le sang du monstre blessé et fera tout pour l’achever dès le premier tour pour lancer son mondial de la plus belle des manières.

A suivre à partir de 21h30.

 

Par Iban Rais

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