Tony Parker et Boris Diaw ou « l’envie de donner plus »

Malgré la défaite face à la redoutable Roja (77-53), pas question de baisser les bras. Interviews.

Leader technique pour l’un, capitaine pour l’autre, Tony Parker et Boris Diaw restent motivés à deux jours du coup d’envoi du Tournoi de Londres.

Comment avez-vous réagi après la défaite face aux Espagnols ?
BD : C’est sûr qu’elle nous a mis un petit coup au moral. Ça n’est jamais facile de perdre surtout de cette manière. On n’est pas rentré dans le match comme on devait. Il va falloir que l’on montre un autre visage.

Que pensez-vous du Tournoi de Londres ?
TP : C’est un très très bon tournoi. Ça va nous donner une bonne idée de ce qui va se passer à l’Euro. Car on aura très peu d’entraînement (30 minutes le matin) comme pour le format Euro.

Qu’avez-vous pensé du match face à l’Espagne ?
TP : C’est clair qu’après la rencontre j’étais très déçu. Nous les leaders on se doit de montrer l’exemple et donner de l’engagement. Je me suis dis que j’allais travailler plus dur à l’entraînement pour justement montrer l’exemple.

Quels enseignements tirer d’une telle rencontre ?
BD : On essaye de toujours s’encourager. La rencontre face aux Espagnols n’a pas été révélatrice de notre niveau. On se doit d’être plus intensif et ce dès le début du match. On se doit de montrer un meilleur visage.

Vous allez terminer la préparation à la maison. C’est important ?
BD : Pour la confiance oui c’est important. Finir devant notre public ça aide à créer une euphorie. C’est positif de finir à la maison.

L’Espagne joue ensemble depuis que les joueurs sont tout jeune…
TP : C’est vrai que cela s’est vu qu’ils avaient l’habitude de jouer ensemble. Pour nous, ça prend plus de temps. Par exemple, Joakim Noah n’est là que depuis trois jours. Mais le plus gros du travail, c’est de pouvoir jouer sur nos qualités. Il y a deux ans on était la meilleure défense à l’Euro.

Il y a aussi la nécessité de s’adapter aux défenses européennes pour les NBAers…
TP : Ça fait dix ans qu’avec San Antonio on est dans les meilleurs au niveau de la défense. En NBA, on a aussi à faire au principe de défense groupée. Boris, lui aussi, a déjà joué en Europe. Donc on s’y habitue très vite.

Derrière l’Euro, il y a la qualification pour les JO. Le fait que ça soit pour vous la dernière occasion de briller vous donne-t’-il de la pression ?
TP : Ça ne sera pas notre dernière occasion de briller. On n’a pas encore 40 ans. Même si Boris Diaw a déjà quelques cheveux blancs (rires). Alors ça ne sera pas notre dernière chance.

Vincent Collet a parlé du manque de percussion de la ligne extérieure. Comment régler ce problème ?
BD : Depuis quelques années, on nous fait beaucoup de zone. Et aujourd’hui, on a quelques joueurs qui peuvent prendre des shoots extérieurs. On a appris à bien attaquer sur les zones. Alors ça ne sera pas un problème récurrent. Face à l’Espagne, on a peut-être refusé des tirs, loupés quelques lay-up. Il faudra le travailler dans ce cas (sourires). Mais ça reste vraiment anecdotique sur un match (en l’occurrence celui face à l’Espagne, ndlr).

Ce n’est pas un désavantage de jouer la Serbie à Londres alors que vous les retrouverez en poule ?
TP : La Serbie sera justement un bon test. Il faudra bien faire attention à eux. Ils font partis des favoris pour aller au bout. Après la préparation, j’en ai connu où on a perdu tous nos matches et où on a gagné une médaille de bronze. D’autres où on a tout gagné et mis 40 pts aux Russes avant de perdre contre eux en quarts. Le plus important, c’est donc qu’on se concentre sur nous, qu’on progresse.

Dans quel état d’esprit êtes-vous en ce moment ?
TP : Après l’Espagne, j’étais vraiment déçu de moi-même. Après les trois jours de repos, je me suis dis que j’allais défendre encore plus dur et tirer tout le monde vers le haut. L’Euro c’est peut-être plus fort que les JO, les Championnats du monde. J’espère que cette année la chance va tourner pour nous car ça se joue parfois à rien. Aux États-Unis, j’en ai parfois eu avec de la chance.  En tout cas, cette année on a une équipe vraiment motivée.

Qu’est-ce-qui n’a pas marché les années précédentes ?
BD : On a parfois loupé des matches difficiles. En 2003, en Suède on perd à la dernière seconde (le match de la troisième place de l’Euro face à l’Italie, ndlr). Il n’y a pas quelque chose qui n’a pas marché en particulier.

On a vu dans la presse que vous aviez des problèmes avec Vincent Collet. Qu’en est-il ?
TP : Ah bon vous avez vu ça où ? Vincent on le voit tous les jours. Je n’ai aucun problème avec lui. Je fais ce qu’il me dit de faire. C’est un très bon technicien. Lors de l’Euro 2009, on avait quand même gagné huit matches sur neuf.

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Comments

Commentaires (2)

  1. AND11

    On continue à se voiler la face.. Mais bon avec les 2 là on a l'habitude.. Y'a peut-être un jour quand même ou faudra assumer notre vrai niveau de jeu.. Nbaers ou pas NBAers.

  2. Damelo

    Bah, l'euro 2000 à qui perd gagne, c'était une autre histoire. Cette année, faut quand même aller sur le podium pour jouer l'an prochain.

    Mais bon, ok, contre l'Espagne, c'était pas très grave. Par contre, sur certaines phases du jeu, on fait quand même des choses qui sont pas terribles.