Vincent Collet : « On ne doit pas vivre sur nos points forts »

Vincent Collet a tenu une conférence de presse ce dimanche à l’hôtel Mercure non loin de Coubertin.

Après être longuement revenu sur la rencontre Espagne-France (77-53), Vincent Collet a évoqué l’importance du Tournoi de Londres pour lequel les Bleus s’envolent lundi.

Après un break de trois jours et une reprise il y a 24 heures, où en est l’équipe de France ?
Depuis le début, on sait que le Tournoi de Londres est très important. Après quatre semaines de préparation, on va pouvoir voir où on en est. On va se retrouver dans la même configuration qu’à l’Euro avec cinq matches en six jours. On y affrontera des équipes pouvant prétendre aux places qualificatives. Et dans l’optique de l’Euro, c’est important.

Y’ a-t-il eu un débrief de la rencontre ?
Oui on l’a fait hier avant le premier entraînement. Ça nous a permis d’annoncer les axes des prochaines séances de travail. On va travailler sur nos principales faiblesses : mental et défense. Le niveau défensif affiché fut insuffisant par rapport à notre identité. Et on a insisté sur la mobilité offensive lors de l’entraînement d’hier et ce fut à nouveau le cas lors de la première partie de séance ce matin (dimanche ndlr).

Ce Tournoi de Londres constitue une nouvelle étape dans la préparation ?
Là on a enchaîné pas mal d’entraînements. La programmation de ces matches va nous permettre de travailler sur l’intensité. C’est indispensable afin d’élever le niveau. On va aussi travailler sur la récupération puisque la configuration du Tournoi sera similaire à celle que l’on aura à l’Euro.

Il n’aurait pas été intéressant de rejouer l’Espagne ?
Au départ, on voulait les jouer deux fois mais ce sont eux qui n’ont pas voulu. Mais je persiste à dire qu’il était bien de les rencontrer à ce moment-là.

Quels enseignements y a-t’-il à retirer d’un tel match ?
En tout cas, il a eu beaucoup d’aspects intéressants sur ce match. On voudrait tous les gagner car on est des compétiteurs. Les enseignements vont nous aider à progresser.

Qu’est-ce-qui a manqué à l’équipe face à l’Espagne ?
La préparation des uns et des autres est importante. Mais on n’a pas eu la même excitation que l’Espagne. On a clairement manqué d’arguments. Eux avaient une confiance que l’on n’avait pas. Pau Gasol shootait à trois pts et les autres prenaient tous les tirs. L’Espagne reste la formation la plus forte sur la scène européenne.

Les joueurs doivent-ils se remettre en cause ?
On ne doit pas remettre en cause tout le travail effectué. Mais après on s’est peut-être vu trop beaux. Je reste globalement satisfait du travail produit aux entraînements. Il faut qu’on soit à fond dès le départ même si sur la fin on a été un peu moins en rythme. Entre 11h30 et 12h15, les jambes ont commencé à être lourdes. Il ne faut pas oublier non plus que l’on ne doit pas vivre sur nos points forts. On aura besoin de course et de rythme lorsque l’on aura à nouveau à faire face à une défense organisée comme face à l’Espagne.

L’utilisation de Boris Diaw en 3 était calculée ?
On sait qu’on peut l’utiliser sur ce poste. Mais on ne s’est pas demandé avant le match si on allait le faire. Ce qui est important également, c’est la performance des grands. On peut jouer « grand » avec Ronny et Joakim en association. Ça donne une variante mais ça dépend aussi des adversaires. Face à l’Espagne et aux frères Gasol, c’était important de rendre des centimètres.

Comment allez-vous aborder le Tournoi de Londres ?
On va se préparer totalement. Mais il y a une volonté de ne pas trop tirer sur les joueurs. Surtout que deux autres matches vont arriver très vite après. On ne va donc pas partager complètement le temps de jeu.

Quel est l’objectif de ce Tournoi ?
L’objectif il est de monter en puissance. On devra afficher une défense conquérante et active, avoir des rebonds propre ainsi qu’une plus forte mobilité des joueurs sans ballons. On doit progresser pour avoir des un-contre-un.

Où en est Joakim Noah dans sa préparation ?
S’il était arrivé mardi, il aurait été plus à l’aise. Là il a du composer avec le décalage horaire et dimanche il commençait à piquer du nez. Mais là il commence déjà à mieux trouver ses partenaires.

Quel va être le jeu proposé à Londres ?
On ne va en tout cas pas modifier nos options de jeu. Il faudra mettre en place des formes de transitions plus variées. Travailler par exemple sur les pick-and-roll afin de créer du décalage à la manière espagnole. On doit avoir de la richesse dans les options proposées. J’espère que l’on va bien avancer pendant le Tournoi de Londres et se rapprocher d’eux.

Qu’est-ce-qu’il reste encore à améliorer ?
On doit s’appuyer sur nos points forts, avoir un jeu de course performant, une défense intransigeante. On doit être capable d’alternatives sur jeu placé. Notre jeu est trop stéréotypé pour le moment. Il faut avoir plus de vitesse dans la circulation de la balle, se caler plus sur le jeu européen. On manque aussi de shooteurs ce qui n’incite pas nos adversaires à se livrer. On ne doit pas s’empaler sur leur défense.

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Comments

Commentaires (10)

  1. Bingo

    Pas une question sur Traoré ???? C'est fort de café quand même.

  2. BCMers

    COLLECTOR la phrase ^^ ça veut dire qu'on doit jouer sur nos points faibles peut-être ? pas con…

    Collet c'est quand même le genre à se faire invité à dîner :) (référence ciné de haute volée ^^)

  3. Patrick

    On ne manque pas de shooteurs! On a des joueurs qui refusent de shooter. Par peur?

  4. Tapion

    Comment peut-on dire que l'on a surtout des problèmes défensifs dans une phrase puis dire, trois questions plus tard, que notre jeu offensif est trop stéréotypé ?

    Puis le problème, et ce depuis des années, ce n'est pas la défense mon Coco…

  5. OscarAbine

    Globalement, on s'en fout, c'était qu'un match de prépa.

    C'est pas toi qui rappelais qu'on avait mis 40 pts aux russkofs en prépa, l'année où ils ont gagné l'Euro ?