Vincent Collet : « C’était le match de notre carrière »

Vincent Collet refait le match et nous fait part de son énorme déception.

Très abattu, Vincent Collet a pris quelques longues minutes pour répondre aux questions des journalistes à la fin du match perdu contre l’Espagne. Sincère, le sélectionneur est revenu en détail sur le déroulement du match et sur l’énorme déception que cela représente pour lui et son groupe d’échouer à ce niveau de la compétition.

Sur l’intensité de la rencontre et le niveau des Français

« On a fait un match de très haut niveau, on était là où on voulait être dans l’intensité. C’est la première fois depuis des années qu’on met l’Espagne en difficulté. Avec, malgré tout, un problème de manque de taille qui a pu être compensé par l’énergie des joueurs, la détermination. »

« Il y a des paniers que nous avons manqués à la fin, mais d’un point de vue défensif, nous avons fait un match incroyable. Non seulement nous avons très bien limité les ballons à l’intérieur vers les Gasol, mais nous n’avons pas non plus laissé beaucoup de choses aux extérieurs. Nous avons fait un travail formidable. Simplement nous avons manqué de patience quand nous étions devant au score, à plus 8. On s’est précipité comme si le prochain panier marqué allait faire la différence, au lieu de travailler dans le cadre de notre système. »

Des erreurs qui coûtent cher

« Ce qui me fait rager, c’est que ce sont des petites choses qui nous empêchent de concrétiser cet effort immense. C’était l’année où il fallait que ça bascule. Il nous a manqué vraiment rien du tout. L’écart se fait sur la ligne des lancer-francs. »

« Je m’en veux un peu de ne pas avoir fait souffler Tony 2 minutes en début de 4e quart-temps comme je le fais toujours, mais leur intensité défensive était telle… On n’a pas eu non plus l’apport systématique de nos rotations. On était au coude à coude jusqu’à la 38e. »

« On était en mission. On était prêt. On a produit un effort défensif jusqu’au bout. On a joué des actions comme il fallait mais les tirs ne sont pas rentrés à la fin. On s’est fait avoir une fois ou deux sur les aspects défensifs. C’est des petits trucs mais quand le match se joue sur une possession ou deux, ça coûte cher. On n’a pas assez provoqué de fautes en fin de 3e quart. Eux, c’était manifeste, ils ont provoqué les fautes. C’est important dans ces matches fermés d’aller sur la ligne des lancer-francs. »

Une énorme déception

« On sait qu’ils nous respectent moyennement et on voulait les battre. On a manqué de maturité, on leur a fait des cadeaux. Ça nous fait très mal, c’est la dure loi du sport. Ce soir on a envie d’aller se cacher dans un coin et de ravaler sa déception. »

La fin de match et les fautes flagrantes

« Rudy Fernandez en a rajouté un peu sur la première faute. On sait que ce n’est pas le dernier à donner sa part au chien. S’ils veulent pleurer, ils pleureront. Ce qu’il a fait sur Tony l’année dernière était autrement plus dangereux. »

Le match d’une carrière

« Pour certains d’entre nous, ce match était le match de notre carrière. Tout simplement. Des gars comme Boris ou Tony savent que rien ne leur assure de pouvoir un jour encore jouer un quart de finale aux Jeux Olympiques. Ce match était le moyen pour nous d’être en position de remporter une médaille, ce qui était notre but. C’est pour ça que nous avons eu un état d’esprit aussi incroyable aujourd’hui. »

« C’est une immense déception. Si c’était le match de sa vie pour Boris, comme il l’a dit dans le vestiaire tout à l’heure, c’était aussi le match de ma vie. »

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Comments
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Commentaires (2)

  1. bidine

    voir cette équipe se faire sortir , avec un babac comme on l'aime ça me dégoute … ces mec auraient mérité une demi finale … j'espère que les russes vont les tapper !!!!

  2. wallouf

    Si seulement on avait eu Fred Weis et Franck Butter !!!!

    On a Noah non ?

    Ah ben en fait il avait piscine…

    Flo Pietrus est un grand.