Vincent Collet : « On jouera le jeu jusqu’au bout »

Vincent Collet, Jean-Pierre Siutat et Patrick Beesley ont fait le bilan à l’issue de la première phase des qualifications pour la Coupe du monde 2019.

6/6, c’est le résultat parfait des Bleus à l’issue de la première phase des qualifications pour la Coupe du Monde 2019. Hier, Jean-Pierre Siutat, Patrick Beesley et Vincent ont tiré un bilan forcément très positif de ces rencontres.

Jean-Pierre Siutat (président de la FFBB) : On est fier de ce qu’on a fait. Il y a avait pleins de doutes en début de campagne, mais là on est ravi. Sur la première phase, on voit qu’il y a très peu d’équipes à avoir terminé à six victoires. Je tiens à saluer le staff, et tous les joueurs qui ont participé à cette première aventure. Des joueurs se sont révélés. On a eu des salles pleines, une très belle organisation. La FIBA nous a félicité du travail fait .
Au mois de septembre, il y aura une préparation commune avec l’équipe de France féminine, avec le tournoi de Paris début septembre (à Coubertin). On accueillera ensuite la Finlande à Montpellier avec, on l’espère, une revanche sur 2017. On veut assurer notre qualification pour le Mondial dès septembre. Il restera ensuite une fenêtre début décembre et une autre en février. On a quelques idées un peu originales pour accueillir les matchs. .

Patrick Beesley (manager général du Team France) : On est très fier du comportement des joueurs. On associe tous les joueurs. Leur état d’esprit a correspondu avec ce que l’on avait souhaité mettre en place avec le Team France. Il était fait pour mobiliser les meilleurs joueurs français. Sur les 44 joueurs, on en a utilisé 25. On leur avait demandé de répondre favorablement quand cela était possible, mais aussi de jouer sans état d’âme. L’osmose est la réussite du projet Team France. Là, on est déjà tourné vers la suite du programme. Fin août, on aura un petit regroupement sur Pau avant les deux matchs amicaux (Grèce et Monténégro à Paris).

Vincent Collet (sélectionneur Equipe de France) : On a eu une équipe très compétitive sur cette fenêtre de juin. On l’a justifié en gagnant en Russie un match qui n’était pas simple. On a eu la chance d’avoir des joueurs très mobilisés, motivés. Pour certains, c’était une opportunité, ils ne se sont pas lamentés sur fait pas aller en Coupe du monde. Ils ont porté le maillot bleu de la meilleure des façons. On repart avec un état d’esprit très positif. Il faudra continuer à l’entretenir pour aller à la Coupe du monde dans les meilleures dispositions. L’objectif est de se qualifier le plus vite possible. On est aussi devenu la troisième nation mondiale. On sait qu’il y a des têtes de série, et on voudrait rester dans les quatre premiers pour l’être à la Coupe du monde. On jouera le jeu jusqu’au bout.

VC : Face à la Russie, on a beaucoup souffert sur le rythme. Patrick Beesley avait mis en place des avions privés, qui ont permis de limiter la fatigue entre les deux déplacements (le premier match des Bleus était à Tuzla, en Bosnie-Herzégovine). Cela nous a permis d’être focus sur le deuxième match. Le groupe était aussi conscient de sa responsabilité. Les remplaçants ont magnifiquement assurés l’intérim, mais là on avait besoin d’eux. J’avais dit après la Bosnie que le match face à la Russie valait trois rencontres. Ce match avait une importance cruciale dans le processus de qualification. Ils ont mis l’investissement nécessaire.

VC : On a l’espoir pour quelques joueurs NBA en septembre. On les a déjà reçu un par un lors du rassemblement à Nanterre. La plupart ne savent pas vraiment encore s’ils seront là. On fera le point fin juillet quand on annoncera notre liste. On a déjà fait une projection. On aura quand même une équipe compétitive. Çà sera du cas par cas. En NBA, ils sont très dépendants de leur position dans leur franchise. Tony (Parker) pouvait dire aux Spurs «  je viens en équipe de France », pour un jeune joueur c’est moins facile.

PB : Des franchises comme Charlotte, Orlando.. ont changé de staff. On doit repartir à zéro. Çà complexifie la chose.

VC : Ce qui est bien, c’est que la NBA reconnaît la fenêtre de septembre. Le training-camp commence le 20 septembre. Mais après, on sait que les joueurs doivent être présents pour le travail préalable.

VC : Le fait que la qualification soit proche peut jouer sur la disponibilité des joueurs. C’est pour cela qu’ils se sont sont mobilisés pour ces deux derniers matchs, car ils savaient leur importance.

VC : Pour Boris Diaw, personne ne sait encore s’il sera là. Lui meme ne le sait pas. Il s’interroge, mais nous on espère. On souhaite qu’il contiue, par rapport tout ce qu’il nous apporte. C’est un leader charismatique. Boris n’a pas encore de club, mais on sait quil en cherche un.

VC : Sur les fenêtres de novembre et février, on devrait avoir une ossature « jeep elite », avec des joueurs d’Eurocup qui évoluent à l’étranger. Pour Moustapha Fall, il est possible qu’il intègre une équipe euroleague. On aura une équipe compétitive. Il est important de continuer à gagner, par rapport à l’éthique de la compétition.

PB : Avec Jean-Pierre, on voulait honorer le basket antillais. C’était l’occasion avec ce jubilé de Mike (Gelabale) et Flo (Piétrus). On a reconstruit un Team France qui part demain (aujourd’hui), et une sélection composée par Flo et Mike. On a la volonté de promotionner le basket sur les Antilles. Le basket doit marquer son territoire. Il y aura des opérations sur le 3*3, sur la jeunesse.

Crédit photo : FIBA

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