ITW Yakhouba Diawara : « Pas de nouvelles pour l’EDF depuis un an »

Venezia, le Paris-Levllois, l’Equipe de France… Yakhouba Diawara fait le tour de son actualité avec nous. Entretien.

Yakhouba-Diawara-large-MaurizioDeVirgiliis-300311BasketActu : Quel bilan collectif fais-tu de la saison de Venezia ?

Yakhouba Diawara : C’est un bilan collectif un peu comme un manège. On a eu des hauts et des très bas. Au final c’est assez moyen par rapport à ce que l’on voulait faire au début de saison. Il y’a eu des blessés donc le collectif a eu du mal à se mettre en place. On l’a mieux trouvé sur la fin mais c’était un peu trop tard.

BasketActu : C’est donc au niveau du collectif que ça a pêché face à Varèse en quarts de finale des playoffs ?

YD : C’est ce qu’il nous a manqué parce qu’eux ils l’ont eu dès le début et nous on l’a trouvé dans les derniers mois. En début de saison, entre joueurs, on avait du mal à se trouver.

BasketActu : Est-ce-que ces séries en quatre manches ne favorisent-elles pas non plus les grosses écuries ?

YD : Nan je ne pense pas. Nous on avait vraiment un gros effectif capable de jouer deux matchs par semaine. Quand tu as douze joueurs de bon niveau…normalement en championnat l’équipe tourne à sept/huit joueurs maximum. Avoir douze joueurs quand  on arrive en playoffs c’est un avantage. Tout le monde veut jouer et montrer qu’il a quelque chose à faire.

BasketActu : Sur le plan individuel tu as l’impression d‘avoir franchit un cap ?

YD : L’année dernière j’étais davantage concentré sur le scoring.  Là j’étais davantage centré sur le jeu d’équipe alors que l’année dernière on me demandait plus de scorer. Je pense qu’au niveau du collectif, de la lecture du jeu, le fait de faire plus de passe, de défendre un peu plus, de vraiment faire jouer tout le monde là-dessus j’ai vraiment progressé.

BasketActu : On a l’impression que tu es maintenant un joueur référencé en Lega ; c’est quelque chose que tu ressens au niveau des adversaires ? De l’arbitrage ?

YD : Ca fait la troisième année que je joue en Lega. Les arbitres me connaissent presque tous, les entraineurs aussi. Maintenant j’ai le droit à beaucoup de prises à deux, quasiment à tous les matchs. Je pense que désormais je suis beaucoup plus respecté qu’avant où j’étais plus le nouveau.

BasketActu : Et comment situes-tu cette Lega par rapport aux autres championnats européens ?

YD : Il est assez différent des autres. Le meilleur championnat reste l’Espagne, le championnat italien est juste derrière. Il y’a aussi le championnat turc qui commence à bien se développer. En Lega, ça joue beaucoup milieu de terrain alors qu’en Espagne, par exemple, il y’a davantage de contre-attaques.

BasketActu : Est-ce-qu’en Italie il y’a eu un joueur et une équipe au-dessus du lot cette saison ?

YD : Il n’y a pas vraiment eu d’équipe au-dessus. Les années passées Sienna était vraiment plus fort parce qu’ils ont gagné le championnat ces sept dernières années. Cette saison le championnat était beaucoup plus dur parce que toutes les équipes se sont vraiment données une chance. A Varèse l’année dernière on a finit huitième et cette année ils sont premiers de la saison régulière. Sassari l’année dernière avait finit dans les quatre premiers et puis cette année ils sont éliminés des playoffs. Cette année c’était vraiment équilibré et je pense que ça fait plaisir à tout le monde ; ça donne une chance à tout le monde de gagner, d’avoir un champion différent chaque année et c’est très bien comme ça.

BasketActu : Ca peut améliorer le niveau global du championnat cette densité ?

YD : Je pense que c’est très bien pour le pays. C’est un avantage parce que maintenant tout le monde se donne une chance pour arriver en playoffs. Maintenant tout est ouvert pour arriver en finale et ça relève vraiment le championnat. Ça met de la pression sur tout le monde parce qu’avant il y’a vraiment peu de chances. Sienna était l’équipe favorite à chaque fois.

BasketActu : Justement l’année prochaine est-ce-que tu te vois toujours à Venezia ou tu as d’autres objectifs ?

YD : Je ne sais pas encore où je serais l’année prochaine, je suis en train de discuter avec mon agent. Il y’a la Lega, l’Espagne, peut-être un retour aux Etats-Unis en NBA, la Turquie… Je suis ouvert à toutes les propositions donc je vais voir ça avec mon agent. Mais l’objectif numéro un c’est de faire au moins deux matchs par semaine. Si ça n’est pas en Euroleague, ça sera en Eurocup. Je veux vraiment jouer deux matchs par semaine et trouver le coach qui pourra me donner ma chance en Euroleague. Je veux montrer aux gens de quoi je suis capable.

BasketActu : Un projet comme celui du PL avec Jacques Monclar pourrait t’intéresser ?

YD : Oui pourquoi pas. Jacques Monclar je le connais bien, Paris c’est ma ville. J’ai toujours voulu jouer devant ma famille, mes amis, des gens qui ne m’ont pas vu beaucoup jouer. Comme je l’ai dit, je suis ouvert à toutes les propositions. Si Paris me propose un bon projet, pourquoi pas ? Je suis ouvert à toutes les propositions.

BasketActu : Est-ce-que l’Equipe de France cet été est un de tes objectifs ?

YD : Ca fait un an que je n’ai pas eu de nouvelles. Après je ne sais pas comment ça va se passer. L’année dernière c’était bien de revoir tout le monde. Mais là je ne sais pas comment ça va se passer. Si je viens j’espère avoir un rôle plus approprié, faire un peu plus que ce que j’ai fait l’an dernier. J’avais joué beaucoup pendant la préparation et plus du tout après. J’espère vraiment avoir une chance d’aider l’équipe.

BasketActu : Quel va être ton programme dans les prochaines semaines ?

TD : Je vais partir en vacances cette semaine, je vais me reposer de la tête aux pieds. Et après on va repartir à l’entrainement tranquillement.

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